Sâone-et-loire, l’Onema et les agriculteurs s’engagent en faveur des zones humides

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Mardi 02 août 2016

Sâone-et-loire, l’Onema et les agriculteurs s’engagent en faveur des zones humides

Depuis 2011, la charte « zones humides et travaux hydraulique » en Saône-et- Loire est devenue l’outil de concertation et d’aide pour les agriculteurs qui souhaitent se lancer dans des travaux en zones humides. 
 

La Loyère

La Saône-et Loire-est un département concerné par les enjeux de protection des zones humides ; ce département est, en effet, traversée par 12 000 km de cours d’eau et son territoire est couvert par 125 000 hectares de zones humides potentielles - prairies inondables, annexes alluviales, tourbières, mouillères, mares, étangs, cours d’eau… - selon les estimations des services de la chambre d’agriculture. Elevage de charolaises, viticulture, polyculture,… le département est également très agricole. Il doit ainsi concilier une forte problématique de sols hydromorphes, c’est-à-dire gorgés d’eau, à des enjeux économiques importants en agriculture. Et souvent, une zone humide située en terrain agricole est vue comme une contrainte pour le développement d’une activité agricole : omniprésence de l’eau qui freine la productivité, utilisation difficile d’un matériel agricole commun, adaptation des pratiques culturales avec un coût financier, augmentation des frais pour risques sanitaires dus aux parasites et aux maladies inféodes aux zones humides. Ces contraintes incitent à agir mais parfois de façon peu adapté à la préservation de ces zones humides.

C’est pourquoi, en 2011, la direction départementale des territoires , la préfecture et la profession agricole se sont accordés sur la création de la Charte avec l’Onema comme partenaire technique. 

 

 La charte expose que les acteurs garantissent une aide aux agriculteurs, notamment en : 

  •  éclairant la réglementation aux réalités du terrain ; 
  •  facilitant la tâche de tous les acteurs en leur assurant une meilleure lisibilité des textes ; 
  •  clarifiant les procédures à suivre en recherchant la simplification administrative ; 
  •  sécurisant l’activité économique des entreprises agricoles et de travaux hydrauliques.

    La mise en place de la Charte est un succès. Une centaine de demandes sont observées par an. Les agriculteurs ont compris l’opportunité offerte par la charte et s’approprient cet outil de concertation entre les acteurs. De leurs côtés, l’Onema, la DDT et les autres acteurs se mobilisent, en cas de demande, pour répondre aux attentes des agriculteurs dans un délai relativement court (moins d’un mois en moyenne).

     Voir la présentation de la Charte




















Saint Germain du Plain