Poissons migrateurs - Gestion locale

Poissons migrateurs - Gestion locale

  Migrateurs     Gérer durablement les stocks de populations migratrices

  GESTION LOCALE  

La gestion des poissons migrateurs à l’échelle des grands bassins fluviaux est assurée localement par les Comités de gestion des poissons migrateurs (CoGePoMi) regroupant l’ensemble des acteurs concernés. Ils mettent en place des Plans de gestion des poissons migrateurs (PlaGePoMi) - qui fixent pour 5 ans les mesures utiles à la reproduction, au développement, à la conservation et à la circulation des espèces, les plans de soutien d’effectifs ainsi que les conditions d’exercice de la pêche dans leurs bassins respectifs. Ces plans intègrent, entre autres, les déclinaisons locales des plans nationaux de gestion de l’anguille et du saumon en tenant compte des caractéristiques du territoire et des moyens humains et techniques disponibles.

Des mesures de protection sont également traduites dans les Schémas directeur d’aménagement et de gestion des eaux (SDAGE) à l’échelle des bassins et dans les documents d’objectifs des sites Natura 2000 concernés par une ou plusieurs de ces espèces. Les SDAGE devant être révisés pour fin 2015, les nouveaux PlaGePoMi doivent être établis pour fin 2014. Cette synchronisation permettra aux nouveaux SDAGE de bénéficier des travaux menés pour l’élaboration des PlaGePoMi et de répondre à l’orientation n°13 de la STRAPOMI.

Dans les départements d’outre-mer, la quasi-totalité des espèces vivent alternativement en eau de mer et en eau douce - cycle diadrome. Elles restent cependant mal connues. Pour assurer leur préservation, il est nécessaire d’améliorer la connaissance et le suivi de ces espèces et de doter les DOM de structures de gestion adaptée.

 
Agences de l’eau et Offices de l’eau
 

Pour connaitre les modalités de gestion des migrateurs dans votre bassin, cliquez sur le bassin hydrographique concerné.

 
 
Bassin Adour-Garonne
 

Le bassin Adour-Garonne accueille l’ensemble des onze migrateurs amphihalins historiquement présents sur la façade atlantique : le saumon atlantique, la truite de mer, les lamproies marine et fluviatile, l’anguille européenne, la grande alose, l’alose feinte, l’esturgeon européen, le flet, le mulet porc et l’éperlan.

La gestion de ces espèces à l’échelle du bassin est assurée par deux comités de gestion des poissons migrateurs, dont la présidence est assurée par le préfet de la région Aquitaine :

  •  Le CoGePoMi Adour et cours d’eau côtiers 
  •  Le CoGePoMi Garonne, Dordogne, Charente, Seudre et Leyre
 

Acteurs de la gestion des migrateurs

Les CoGePoMi réunissent l’ensemble des acteurs de la gestion des migrateurs du bassin Adour-Garonne, dont certains sont membres à voix délibérative et d’autres associés à titre consultatif – Article R436-49 du code de l’environnement - et notamment :

  •  Les Directions régionales de l’environnement, de l’aménagement et du logement : Aquitaine, Midi-Pyrénées et Limousin
  •  Les collectivités territoriales : conseils régionaux et généraux
  •  L’Agence de l’eau Adour-Garonne
  •  L’Office national de l’eau et des milieux aquatiques
  •  Les Établissements publics territoriaux de bassin : Garonne, Charente, Dordogne et Adour
  •  Les organismes de recherche : Irstea, Inra, Ensat, Ifremer
  •  Les pêcheurs professionnels et de loisir ainsi que les associations migrateurs suivantes :
 

  Association Migrateurs Garonne Dordogne (MIGADO)
MIGADO contribue à la restauration, à la conservation et à la gestion des espèces migratrices amphihalines du bassin Garonne-Dordogne-Gironde par la mise en application de suivis et de mesures de gestion adaptées.

  Association Migrateurs Adour (MIGRADOUR)
MIGRADOUR contribue à la restauration des milieux aquatiques et au développement des populations de poissons migrateurs des bassins de l’Adour, de la Nivelle et des cours d’eau côtiers des départements des Landes et des Pyrénées Atlantiques.
 
 
  Migrateurs Charente-Seudre
La cellule Migrateurs Charente-Seudre a été créée pour répondre aux demandes du plan de gestion des poissons migrateurs de la zone Garonne-Dordogne-Charente-Seudre-Leyre. Elle couvre les bassins de la Charente et de la Seudre.
 

Plans de gestion

 
 
 

Retours d’expérience

 

  Recueils d’expériences de restauration de la libre circulation des poissons migrateurs sur le bassin de la Charente
EPTB Charente
L’EPTB Charente propose 2 recueils présentant chacun 4 aménagements réalisés en faveur de la continuité écologique pour les poissons migrateurs du bassin Charente, le premier datant de 2011et le deuxième de 2015. Des témoignages d’acteurs sont également présentés pour ces opérations.
 
 
Bassin Artois-Picardie
 

Le bassin Artois-Picardie accueille neuf migrateurs amphihalins : le saumon atlantique, la truite de mer, les lamproies marine et fluviatile, l’anguille européenne, la grande alose, l’alose feinte, le flet et le mulet porc.

La gestion de ces espèces à l’échelle du bassin est assurée par le comité de gestion des poissons migrateurs Artois-Picardie, dont la présidence est assurée par le préfet de la région Nord - Pas-de-Calais.

 

Acteurs de la gestion des migrateurs

Le CoGePoMi réunit l’ensemble des acteurs de la gestion des migrateurs du bassin Artois-Picardie, dont certains sont membres à voix délibérative et d’autres associés à titre consultatif – Article R436-49 du code de l’environnement- et notamment :

  •  Les Directions régionales de l’environnement, de l’aménagement et du logement : Nord Pas-de-Calais et Picardie
  •  Les Missions inter-service de l’eau du Nord, du Pas-de-Calais et de la Somme
  •  Les collectivités territoriales : conseils régionaux et certains conseils généraux
  •  L’Agence de l’eau Artois-Picardie
  •  L’Office national de l’eau et des milieux aquatiques
  •  L’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer
  •  Les pêcheurs professionnels et de loisir
 

Plans de gestion

 
 
 
Bassin Loire-Bretagne
 

Le bassin versant de la Loire accueille dix migrateurs amphihalins : le saumon atlantique, la truite de mer, les lamproies marine et fluviatile, l’anguille, la grande alose l’alose feinte, le flet, le mulet porc et l’éperlan. Ces migrateurs, à l’exception de l’éperlan, sont également présents dans les cours d’eau bretons.

La gestion de ces espèces à l’échelle du bassin est assurée par deux comités de gestion des poissons migrateurs :

  •  Le CoGePoMi de la Loire, des côtiers vendéens et de la Sèvre Niortaise, sous la présidence du préfet de la région Pays de la Loire 
  •  Le CoGePoMi des cours d’eau bretons, sous la présidence du préfet de la région Bretagne.
 

  Mortalité cumulée des saumons et des anguilles dans les turbines du bassin Loire-Bretagne
EPTB Vilaine, Onema, Logrami, BGM – 2016
Mis en ligne le 24/08/2016
Après une présentation du matériel et des méthodes utilisées, ce document propose les résultats d’une étude menée pour estimer la mortalité cumulée des saumons et anguilles dans les turbines du bassin Loire-Bretagne. Des parties discussions et perspectives permettent ensuite de formuler des recommandations pour la diminution de la mortalité dans les turbines.

  Fiches « poissons migrateurs » pour les SAGE de Bretagne
Bretagne Grands Migrateurs – 2016
Mis en ligne le 08/06/2016
Ces fiches, articulées chacune autour de 7 grands axes, présentent des informations sur les poissons migrateurs pour chacun des 20 SAGE de Bretagne : répartition des poissons migrateurs, réglementation, enjeux locaux, actions menées, projets à mettre en œuvre…
 

Acteurs de la gestion des migrateurs

Les CoGePoMi réunissent l’ensemble des acteurs de la gestion des migrateurs du bassin Loire-Bretagne, dont certains sont membres à voix délibérative et d’autres associés à titre consultatif- Article R436-49 du code de l’environnement - et notamment :

  • Les Directions régionales de l’environnement, de l’aménagement et du logement : Centre, Pays-de-la-Loire, Auvergne, Limousin et Bretagne 
  • La Direction interrégionale de la mer Nord Atlantique-Manche Ouest 
  • Les Directions départementales des territoires et de la mer Finistère, Ille et Vilaine, Loire-Atlantique, Haute-Loire, Vienne, … 
  • Les collectivités territoriales : conseils régionaux et certains conseils généraux
  • L’Agence de l’eau Loire-Bretagne
  • L’Office national de l’eau et des milieux aquatiques
  • Les organismes de recherche : Inra, Ifremer
  • Les pêcheurs professionnels et de loisir ainsi que les associations migrateurs suivantes :
 

  Association LOGRAMI
L’association Loire Grands Migrateurs (LOGRAMI) contribue à l’évaluation et au suivi des populations piscicoles, à la valorisation et la gestion de l’ichtyofaune, aux projets de restauration des axes de circulation des poissons migrateurs sur le bassin Loire, les côtiers Vendéens et la Sèvre Niortaise.

  Association Bretagne Grands Migrateurs (BGM)
L’association Bretagne Grands Migrateurs (BGM) participe aux projets de restauration des axes de circulation des poissons migrateurs sur les quatre départements de la Bretagne et à la gestion de ces espèces. Consultez le site de l’Observatoire des Poissons Migrateurs en Bretagne.
 

Plans de gestion

 
 
 

Retours d’expérience

 

  38 exemples de travaux en faveur de la restauration de la continuité écologique : Tome 1 et Tome 2
Bretagne Grands Migrateurs – 2014
Dans le cadre du programme « poissons migrateurs » du Contrat de projet Etat-région 2007-2013 de Bretagne, des travaux visant à restaurer la continuité écologique sur les cours d’eau ont été menés. Des fiches expérience ont été rédigées pour 38 opérations, elles sont présentées dans ces documents.
 
 
Bassin Rhin-Meuse
 

Le bassin hydrographique français Rhin-Meuse accueille cinq migrateurs amphihalins : le saumon atlantique, l’anguille européenne, la grande alose, la lamproie marine et la truite de mer.

La gestion de ces espèces à l’échelle du bassin Rhin-Meuse est assurée par le comité de gestion des poissons migrateurs du bassin Rhin-Meuse, dont la présidence est assurée par le préfet de la région Lorraine.

 

Acteurs de la gestion des migrateurs

Le CoGePoMi réunit l’ensemble des acteurs de la gestion des migrateurs du bassin Rhin-Meuse, dont certains sont membres à voix délibérative et d’autres associés à titre consultatif – Article R436-49 du code de l’environnement

Le caractère international des bassins du Rhin, de la Meuse, de la Moselle et de la Sarre a conduit à la création de commissions internationales pour leur préservation :

Ces commissions participent également à la mise en place de plans directeurs "poissons migrateurs".
Association migrateurs du bassin :

 

  Association Saumon Rhin
L’association Saumon-Rhin (ASR) participe aux projets de restauration des axes de circulation des poissons migrateurs sur le bassin du Rhin et à la gestion de ces espèces.
 

Plans de gestion

 
 

Il existe également des plans directeurs en coordination internationale sur le Rhin et la Meuse :

 
 
Bassin Rhone-Mediterranée-Corse
 

Le bassin Rhone-Mediterranée-Corse accueille sept migrateurs amphihalins : l’anguille européenne, les lamproies marine et fluviatile, l’alose feinte du Rhône, le flet, le mulet porc et l’éperlan.

La gestion de ces espèces à l’échelle du bassin Rhône-Méditerranée est assurée par le comité de gestion des poissons migrateurs du bassin Rhône-Méditerranée, dont la présidence est assurée par le préfet de la région Rhône-Alpes.

Un comité de gestion des poissons migrateurs du bassin Corse sera prochainement mis en place.

 

Acteurs de la gestion des migrateurs

Le CoGePoMi réunit l’ensemble des acteurs de la gestion des migrateurs du bassin Rhone-Mediterranée-Corse, dont certains sont membres à voix délibérative et d’autres associés à titre consultatif- Article R436-49 du code de l’environnement - et notamment :

  •  Les Directions régionales de l’environnement, de l’aménagement et du logement : Rhône-Alpes, Provence-Alpes-Côte-D’azur et Languedoc-Roussillon
  •  Les collectivités territoriales : conseils régionaux et généraux
  •  L’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée-Corse
  •  L’Office national de l’eau et des milieux aquatiques
  •  Les organismes de recherche : Irstea, Ifremer, CNRS
  •  Les pêcheurs professionnels et de loisir ainsi que l’association migrateurs suivante :
 

  Association Migrateurs Rhône Méditerranée (MRM)
L’association Migrateurs Rhône Méditerranée (MRM) contribue à l’évaluation et au suivi des populations piscicoles, à la valorisation et à la gestion de la ressource piscicole ainsi qu’aux projets de restauration des axes de circulation des poissons migrateurs sur les bassins Rhône-Méditerranée & Corse.
 

Plans de gestion

Le PlaGePoMi du bassin Corse sera élaboré suite à la mise en place du CoGePoMi spécifique à la Corse.

 
 
 
 
Bassin Seine-Normandie
 

Acteurs de la gestion des migrateurs

Le CoGePoMi réunit l’ensemble des acteurs de la gestion des migrateurs du bassin Seine-Normandie, dont certains sont membres à voix délibérative et d’autres associés à titre consultatif- Article R436-49 du code de l’environnement - et notamment :

  •  Les Directions régionales de l’environnement, de l’aménagement et du logement : DRIEE Ile-de-France, Basse-Normandie, Haute-Normandie 
  •  La Direction interrégionale de la mer Manche Est – Mer du Nord 
  •  Les Directions départementales des territoires et de la mer : Manche, Seine-Maritime et Calvados 
  •  Les collectivités territoriales : conseils régionaux et généraux
  •  L’Agence de l’eau Seine-Normandie
  •  L’Office national de l’eau et des milieux aquatiques
  •  L’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer
  •  Les pêcheurs professionnels et de loisir ainsi que l’association migrateurs suivante :
 

  Normandie Grands Migrateurs
L’association Normandie Grands Migrateurs, créée en 2014, a pour but de contribuer à la restauration des milieux aquatiques, à la mise en continuité écologique et sédimentaire des rivières, à la restauration, au développement, à la sauvegarde des populations de poissons migrateurs amphihalins. Elle anime également un observatoire des poissons migrateurs.

  Association Seine Normandie-Nord Migrateurs (SEINORMIGR)
L’association Seine Normandie-Nord Migrateurs (SEINORMIGR) contribue à l’évaluation et au suivi des populations piscicoles, à la valorisation et à la gestion de la ressource piscicole ainsi qu’aux projets de restauration des axes de circulation des poissons migrateurs sur les bassins de la Seine, des fleuves côtiers Normands et du Nord.
 

Plans de gestion

 
 
 
Départements d’outre-mer
 

Les peuplements piscicoles d’eau douce des départements d’outre-mer sont majoritairement composés d’espèces migratrices amphihalines. Différentes des espèces de métropole, leur cycle biologique reste mal connu. Elles ne sont pas identifiées dans le code de l’environnement et ne bénéficient pas de l’ensemble des mesures nationales mises en œuvre pour la protection et la conservation des poissons amphihalins.

Ces départements ne disposent actuellement pas de structure spécifique dédiée à la gestion des poissons migrateurs ni de plan de gestion.

Un travail d’actualisation de la liste des espèces amphihalines et de réflexion sur la mise en place d’un système de gestion des poissons amphihalins dans ces départements est en cours afin de répondre aux orientations n°11 et n°12 de la StraNaPoMi.

 

Départements d’outre-mer insulaires

Toutes les espèces d’eau douce des départements d’outre-mer insulaires sont des espèces migratrices, à l’exception des espèces introduites. 37 espèces migratrices ont été identifiées dans les cours d’eau de Guadeloupe, de Martinique, de Mayotte et de la Réunion. Quatre d’entre elles sont classées en danger critique sur la liste rouge des espèces menacées à la Réunion.

L’Association Réunionnaise de Développement de l’Aquaculture, de par ses différents pôles de compétence, participe à l’acquisition des connaissances sur ces populations.

  Pour en savoir plus sur l’état des lieux des connaissances sur les populations de poissons amphihalins des DOM insulaires, des pressions et des pratiques de gestion, consultez le rapport "Les poissons migrateurs amphihalins des départements d’outremer : état des lieux - Synthèse générale sur les DOM insulaires" du partenariat MNHN et Onema 2011.

 

Guyane française

La Guyane est le seul département d’outre–mer français situé en milieu continental. Parmi plus de 400 espèces piscicoles identifiées, 15 sont amphihalines. L’absence de fédération départementale de pêches en Guyane se traduit par un manque d’encadrement de l’activité et d’information sur son impact sur ces espèces.

  Pour en savoir plus sur l’état des lieux des connaissances sur les populations de poissons amphihalins de la Guyane française, des pressions et des pratiques de gestion, consultez le rapport "Les poissons migrateurs amphihalins des départements d’Outremer : état des lieux. Partie 1 : Synthèse générale sur la Guyane" du partenariat MNHN, Onema 2012.

L’état des lieux des connaissances sur les poissons migrateurs amphihalins dans les départements d’outre-mer, associé à l’expérience internationale de gestion des poissons amphihalins en milieu tropical, a permis de définir 6 mesures prioritaires réalisables pour élaborer des outils de gestion et de conservation de ces espèces tout en tenant compte du contexte socio-économique de chaque DOM et en concertation avec les différents acteurs :

  •  transposer la liste des espèces migratrices amphihalines indigènes des DOM dans le code de l’environnement.
  •  améliorer les connaissances sur ces espèces 
  •  évaluer l’impact des ouvrages 
  •  sensibiliser le grand public et former le personnel engagé dans la surveillance et la gestion des cours d’eau 
  •  améliorer les techniques de prélèvements, de transport et de traitement de l’eau prélevée 
  •  évaluer l’impact de la déforestation et de la dégradation des berges.

  Pour en savoir plus, consultez le rapport "Les poissons migrateurs amphihalins des départements d’Outremer : état des lieux. Partie 2 : Quels outils de gestion ? Expérience internationale et propositions".