La photographie aérienne, une opportunité pour suivre l’évolution d’un cours d’eau après une action de restauration

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Jeudi 13 octobre 2016

La photographie aérienne, une opportunité pour suivre l’évolution d’un cours d’eau après une action de restauration

La  photographie aérienne par avion va-t-elle révolutionner le suivi hydromorphologique  d’un cours d’eau ?

L’expérimentation réalisée en 2014 par l’Onema et l’association le Pélican jaune dans le Puy- de-Dôme a exploré les possibilités qu’offraient les prises de vues aériennes pour suivre l’évolution d’un tronçon du cours d’eau l’Artière.

En 2011, une rocade autour de Clermont Ferrand a été élargie. Et l’Artière a dû être détourné. Comme compensation écologique, le cours d’eau, alors rectiligne, a été re-méandré. Quelques jours avant la mise en eau du nouveau tracé, une première série de photographies aériennes a été réalisée, suivi par d’autres aperçus en 2015 et 2016, ces différents clichés ont permis  d’observer les premiers réajustements morphologiques du tronçon. Après avoir été triées et géo-référencées, les photographies ont donné un  résultat prometteur ; en les associant à des opérations de terrain (Protocole Carhyce, profils en long et profils sédimentaire), une valorisation en plan a pu être réalisée.



En 2016, des solutions pour améliorer les précisions des données récoltées et leurs interprétations ont été mises en place : amélioration du géo-référencement en équipant la zone d’étude de cibles géo-localisées. Ces balises blanches, régulièrement positionnées le long du cours d’eau, garantissent une plus grande précision de localisation des photographies sur les cartes standardisées. Conjointement aux prises de vue aérienne, une campagne de photographies a été réalisée sur site avec un appareil photographique muni d’un GPS. A ce jour, l’expérimentation continue dans l’objectif de mettre au point un outil opérationnel et accessible aux gestionnaires des cours d’eau. Il reste également à définir les modalités d’organisation au sein de l’Onema pour que l’expérimentation se transforme en expertise pouvant être proposée aux acteurs des territoires. Facile à mettre en œuvre,  cette méthode permettrait d'intervenir sur tout le territoire métropolitain à partir de n'importe quel aérodrome ;  outil qui changera peut-être les habitudes de suivi hydromorphologique.

Pour en savoir plus :  l’article de la journée technique « Avancées, apports et perspectives de la télédétection pour la caractérisation physique des corridors fluviaux - 10 juin 2016 »