Le 1er janvier 2017, l’Onema, l’Agence des aires marines protégées, Parcs nationaux de France et l’Atelier technique des espaces naturels regroupent leurs compétences pour fonder l’Agence française pour la biodiversité. Les ressources techniques et scientifiques continuent à être mises à jour.

Feuille de route Outre-mer

Feuille de route Outre-mer

L’Onema apporte un appui spécifique aux régions outre-mer (DOM) en raison de leurs particularités biogéographiques et pour accompagner la mise en place assez récente des outils de la politique de l’eau. En termes de besoins opérationnels, il s’agit de contribuer à assurer la reconquête du bon état des ressources et des milieux et à maintenir des usages durables de l’eau. Comme en métropole, toutes les thématiques sont mobilisées : gestion équilibrée de la ressource en eau ; risques liés à la contamination chimique des milieux aquatiques ; état, fonctionnement et services des écosystèmes aquatiques ; préservation, et restauration des milieux aquatiques, assainissement, pollutions diffuses…

Le contexte ultra marin nécessite que les scientifiques investis dans une meilleure connaissance des écosystèmes et de leur fonctionnement, prennent en compte des réalités socio-économiques spécifiques, adaptent les technologies d’assainissement, innovent dans certains domaines peu explorés avec des résultats qui pourront aussi bénéficier à la métropole.

Contact : Olivier Monnier

Participants AFB : Marie-Claude Ximénès, Yorick Reyjol, Gabriel Melun, Estérelle Villemagne, Delphine Loupsans, Julien Gauthey, Pierre-François Staub, Olivier Perceval, Anne Vivier, Claire Billy, Nolwenn Bougon, Céline Lacour, Bénédicte Augeard, Thierry Tormos, Jean-Marc Beaudouin, Pierre-Alain Danis, Nicolas Poulet, Pierre Sagnes, Dominique Courret.

 Résultats disponibles  

  Compréhension et évaluation des milieux aquatiques et de la biodiversité  

 

   Finaliser les méthodes d’évaluation de l’état écologique des eaux adaptées au contexte tropical en vue du 3ème cycle DCE

Objectif général et enjeux : A échéance du 2ème cycle DCE, doter les DOM des outils d’évaluation les plus utiles pour la reconquête du bon état des eaux, c’est-à-dire en tenant compte des pressions les plus présentes sur les bassins et par catégories de masses d’eau, et en ciblant les éléments de qualité les plus informatifs vis-à-vis de ces pressions. Evaluer leur potentialité comme indicateurs de biodiversité pour répondre aux objectifs de l’AFB.
Finalités opérationnelles :

1.1   – Développer des indicateurs de l’état hydromorphologique des cours d’eau

  •   L’adaptation des outils CarHyCE, RHUM et ICE va permettre le développement de véritables indicateurs de l’état hydromorphologique des cours d’eau. Cela est d’autant plus nécessaire que les pressions hydromorphologiques sont parmi les plus prégnantes sur les cours d’eau des DOM, en particulier en ce qui concerne l’abstraction d’eau pour les DOM insulaires et en ce qui concerne l’orpaillage en Guyane.

1.2   – Développer des indicateurs de l’état hydromorphologique des eaux littorales

  • Suite au classement de l’état des ME, il convient maintenant de développer les outils de surveillance adaptés, tenant compte des spécificités ultra-marines (mangroves, récifs coralliens...).

1.3   – Développer un modèle courantologique pour les Antilles

  • Un tel outil s’avèrerait extrêmement utile, non seulement pour l’hydromorphologie (paramètre hydrologie), mais pour de multiples autres applications : révision de la délimitation des ME, optimisation du positionnement des sites de surveillance, diffusion des polluants, outil de bioindication amphihalins,…

1.4   – Organiser et valoriser un séminaire de restitution « évaluation hydromorphologique et restauration outre-mer »

Pour 2016 ou 2017

1.5   Développer des indicateurs de l’état physico-chimique

  • Post-développement des outils de bioindication en cours d’eau, les connaissances sont acquises pour caler les seuils de qualité physico-chimiques.

1.6   Développer des indicateurs diatomées et invertébrés classiques, et tester des méthodes innovantes pour les cours d’eau de Mayotte.

  • En parallèle du développement d’indicateurs diatomées et invertébrés pour les cours d’eau de Mayotte, sont testées des méthodes innovantes basées sur le barcoding et les traits de vie, potentiellement mieux adaptées à une mise en œuvre opérationnelle pour l’ensemble des régions où les lacunes de connaissance sont importantes.

1.7   Développer des indicateurs « amphihalins » en cours d’eau

  •   En cours d’eau, les derniers travaux importants (à l’exception de la Réunion) à mener concernent les poissons et les macrocrustacés des DOM insulaires. Ces groupes biologiques sont à enjeux forts pour l’évaluation et la restauration de l’état écologique, car très affectés par les altérations hydromorphologiques, qui sont les principales sur les cours d’eau des îles.

1.8   Etablir le bon potentiel du réservoir de Petit-Saut

  • Les plans d’eau constituent des masses d’eau marginales, en termes de représentativités dans les DOM. Existe cependant en Guyane la plus importante masse d’eau fortement modifiée de l’Union Européenne. Par ailleurs, l’hydroélectricité représente un enjeu environnemental fort en Guyane. Etablir des indicateurs de bon potentiel du barrage de Petit-Saut apparait donc comme un besoin urgent.

1.9   Développer des indicateurs biologiques pour les estuaires de Guyane

  • En Guyane, toutes proportions gardées, c’est au niveau des estuaires que se concentrent la plupart des pressions. Cependant, le fonctionnement hydro-sédimentaire particulier des eaux littorales fait qu’il est irréaliste de développer des indicateurs sur la base de la plupart des groupes biologiques ciblés par la DCE. Des premiers travaux ont montré une réponse aux pressions du compartiment phytobenthique. Ces travaux sont à poursuivre pour développer un indicateur. Les poissons sont le deuxième élément de qualité biologique (EQB) pouvant permettre une surveillance long terme des estuaires de Guyane. Cependant, la possibilité d’établir des relations pression-état utiles pour la reconquête du bon état sur la base de cet EQB, reste actuellement théorique.

1.10   Développer des indicateurs biologiques pour les eaux côtières

  • En eaux littorales insulaires, à l’instar de ce qui avait été préconisé pour les cours d’eau, l’objectif est de développer prioritairement des indicateurs permettant une évaluation sur la base d’un EQB végétal et d’un EQB animal. En outre-mer, face au défi scientifique que représente le développement d’outils pour certains EQB très mal connus, a été mis en place un GT « benthos récifal et angiospermes », pour définir si ces EQB étaient adaptés à la bioindication DCE. Ce GT a fourni des avis techniques et des recommandations permettant aujourd’hui d’engager des programmes de développement d’indicateurs en connaissance de cause. Dans le même registre, des premières expertises menées à la Réunion et à Mayotte sur la faune endogée des fonds meubles et les algues macroscopiques ont montré tout le potentiel de ces EQB, pour le premier vis-à-vis des pollutions organiques et pour le second vis-à-vis de l’eutrophisation. Cependant aujourd’hui, aucun de ces EQB n’a permis d’établir des relations pressions-état robustes. Il convient de poursuivre cet effort d’expertise afin notamment d’évaluer plus complètement les potentialités des EQB encore insuffisamment expertisés, comme les macro-algues et les micro-algues.

1.11   Réaliser des guides de mise en œuvre des méthodes de surveillance et d’évaluation validées pour prescription réglementaire

  • Au fur et à mesure de leur production et de leur validation, il convient de produire des guides de mise en œuvre des méthodes, permettant leur transfert aux maitres d’ouvrage et aux maitres d’œuvre de la surveillance. Actuellement, ces guides concernent les indicateurs suivants : IDA, IDR, IBMA, IRM, SMEG, IRP et IPG.

1.12   Réaliser des synthèses des séminaires des groupes de travail technique à destination des gestionnaires des milieux aquatiques

  • En outre-mer, face au défi scientifique que représente le développement d’outils pour certains EQB très mal connus, il a été mis en place un certain nombre de GT devant par une expertise collective définir la pertinence de ces EQB dans les contextes locaux et proposer les meilleures options possibles de développement d’indicateurs pour un coût maitrisé. Ainsi ont été mis en place des GT benthos récifal, angiospermes, poissons en eaux de transition guyanaises, amphihalins dans les DOM insulaires, mangrove. Certains de ces groupes de travail ont permis des retours d’expérience particulièrement riches, qui méritent d’être valorisés au-delà de la sphère des utilisateurs immédiats.

1.13   Evaluer et adapter des indicateurs pour l’évaluation de la biodiversité

  • A court terme, une stratégie efficace de mise à disposition d’outils consistera à évaluer la pertinence des indicateurs DCE comme indicateurs de biodiversité et d’envisager les adaptations nécessaires. Concernant les indicateurs dont le développement n’a pas encore démarré, il conviendra de s’orienter vers des indicateurs susceptibles de répondre directement à ce double objectif.

1.14   Rédiger un « Comprendre pour agir » sur le fonctionnement des écosystèmes d’outre-mer

  • Mettre à disposition des gestionnaires une synthèse de connaissance comme support pour la police, les avis techniques, l’expertise dans le domaine de la qualité des milieux et des peuplements aquatiques.

 

  Développer des méthodes de suivi de la qualité chimique adaptées au contexte des DOM

Objectif général et enjeux : L’évaluation de la qualité chimique des milieux aquatiques, tout comme l’évaluation de la qualité écologique, peut être appréhendée selon deux angles. L’angle réglementaire : la DCE implique la surveillance de l’état chimique. Et un angle plus large et prospectif, exprimant les besoins de connaissance scientifique, de développement et d’innovation permettant de rejoindre avec efficacités les objectifs généraux d’évaluation de la qualité chimique des milieux, et d’anticiper sur les futurs besoins de contrôle et de diagnostic de risques.
Finalités opérationnelles :

2.1   Adapter les méthodes de suivi de l’état chimique

  • Compte tenu des difficultés logistiques, analytiques, du manque flagrant de connaissances pour développer une surveillance basée sur le biote, et compte-tenu des coûts disproportionnés que cette situation engendre, la solution technique consisterait à basée la surveillance sur les échantillonneurs passifs (EP). Un chantier national est lancé avec Aquaref autour du développement d’EP adaptés à la surveillance DCE, du déploiement opérationnel de ces outils, et de l’interprétation des résultats pour la gestion du risque. Concernant le biote, les études en cours sur le Hg en Guyane ou les eaux littorales à Mayotte permettront d’attester ou non de la faisabilité opérationnelle d’une surveillance dans le biote en outre-mer. Une méthodologie commune d’établissement des bruits de fond géochimique doit être proposée à l’échelle des DOM.

2.2   Quantifier les transferts de polluants

  • La DCE demande que soient quantifiés les intrants continentaux dans le milieu marin. Sur la base d’une étude menée à la Réunion, une synthèse sera faite concernant l’interprétation du continuum terre-mer, et le retour d’expérience de cette étude permettra de définir les limites d’application de la méthode et de la transférer aux autres DOM sans développements méthodologiques supplémentaires. Dans le contexte des Antilles, des sites pilotes seront utilisés pour fournir les connaissances nécessaires sur les transferts de chlordécone et des produits phytosanitaires en général d’un compartiment à l’autre. En Guyane, l’objectif est de tenter d’évaluer les quantités de mercure migrant des zones minières polluées vers les rivières, sur un site ré-exploité

 

 3  Développer des démarches de diagnostics territoriaux socio-économiques (DTSE)

Objectif général et enjeux : Le diagnostic territorial socio-économique (DTSE) est une étape dans la construction d’un projet de territoire dans le domaine de l’eau et des milieux aquatiques. Il vise à accompagner les porteurs de projet dans leur analyse stratégique du territoire. Une analyse stratégique de type Atouts-Forces-Opportunités-Menaces peut s’accompagner d’une élaboration de scénarios tendanciels. Par ailleurs, les SHS sont susceptibles de s’intégrer dans les différents thèmes de la RDI.
Finalités opérationnelles :

3.1   Analyser le rapport à l’eau et aux milieux aquatiques des populations

  • Cette étude lancée en Martinique a pour but de produire des connaissances et recommandations sur les perceptions et représentations des usagers vis-à-vis des ressources en eau et des milieux aquatiques, aussi bien vis-à-vis de l’état des écosystèmes que par rapport aux différents services publics afférents (eau, assainissement) ainsi qu’aux pratiques et modes de gestion actuels de l’eau en Martinique. L’approche en sciences humaines et sociales doit donc ici permettre d’identifier, en partie, les jeux d’acteurs, les freins et les leviers d’action nécessaires pour accompagner la mise en œuvre d’une politique de l’eau efficace.

 

 Outils pour la reconquête du bon état des milieux aquatiques et de leur biodiversité  

 

  Développer des méthodes de réduction de la contamination au mercure, à la chlordécone et autres polluants chimiques

Objectif général et enjeux : Les gestionnaires de bassins ont besoin d’outils pour limiter les flux de polluants dans les bassins versants. Pour cela, un réseau national de sites pilotes pour la caractérisation des transferts de pollutions diffuses avec pour finalité la mise à disposition d’outils de gestion, mériterait d’être étendu aux DOM, en particulier concernant la problématique de la remédiation à la pollution à la chlordécone (Antilles) et autres substances (DOM), mais également concernant le cas particulier du Hg (Guyane).
Finalités opérationnelles :

4.1   Remédier à la pollution au mercure en Guyane

  • Son utilisation par les orpailleurs illégaux a conduit à repousser les objectifs de bon état des masses d’eau déclassées à 2021, voir 2027. En complément de la lutte contre l’orpaillage illégal, la restauration des milieux aquatiques pollués par le mercure reste donc une priorité pour la Guyane et pour une mise en œuvre efficace de la DCE. Une action est menée par le Brgm, visant à faire le point sur les techniques de remédiation existantes et à discuter de leur adaptabilité dans le contexte climatique, géographique et économique de la Guyane. Suite à cet état de l’art, des expérimentations in situ sont attendues.

4.2   Remédier à la pollution à la chlordécone aux Antilles ?

En construction

   Adapter au contexte tropical ou concevoir des techniques de traitement des eaux usées et de gestion des eaux pluviales

Objectif général et enjeux : La thématique assainissement dans les DOM est un enjeu majeur dans le cadre notamment du respect de la Directive Eaux Résiduaires urbaines et dans l’application des dispositions écrites dans les plans nationaux (assainissement collectif et non collectif). Dans un contexte insulaire, une gestion adaptée de l’assainissement et une valorisation locale des déchets qu’elle génère (boues, matières de vidange) doit être appliquée.
Finalités opérationnelles :

5.1   Réaliser une étude prospective concernant la gestion des eaux pluviales

  • Un travail prospectif important serait à réaliser en ce qui concerne la gestion des eaux pluviales, notamment pour caractériser les flux de polluants dans les eaux de ruissellement ou pour développer des solutions de gestion intégrée et/ou à la source, notamment en s’appuyant sur des solutions en amont d’actions d’ingénierie écologique visant à la remédiation du problème.

5.2   Expérimenter des systèmes d’épuration avec filtres plantés de roseaux adaptés au contexte tropical

  • Dans le cadre de la mise en œuvre du plan national assainissement, une action pluriannuelle est menée sur l’adaptation au contexte tropical des techniques de traitement des eaux usées par filtres plantés de roseaux. Par ailleurs, le suivi des stations de Martinique et de Guadeloupe est réalisé dans le cadre du projet ATTENTIVE. Il s’agit de valider des filières dans un contexte où le climat et la présence de végétaux différents de la métropole nécessitent une adaptation. Cette action, réalisée in situ, a également pour objectif de transférer les compétences techniques aux structures locales. A l’issue de ces différents projets, un guide d’application sera rédigé.

5.3   Concevoir des systèmes de mangroves artificielles pour le traitement secondaire des eaux usées et la fourniture d’autres services écosystémiques

  • Les premiers résultats expérimentaux sur la capacité épuratoire de la mangrove sont encourageants pour passer à une phase de conception de dispositifs utilisant les palétuviers. Il conviendrait de concevoir des systèmes artificiels intégrés et contrôlés (ingénierie écologique), permettant de lier plusieurs besoins : remédiation, compensation écologique, lutte contre l’érosion du littoral et les effets de l’élévation du niveau marin, autres services écologiques. La réalisation de ce projet passerait tout d’abord par une synthèse biblio et un séminaire prospectif ; puis par la rédaction d’un cahier des charges pour lancement d’un appel à projet concernant la conception de systèmes intégrés artificiels basés sur l’utilisation des palétuviers ; par la sélection de pré-projets de réalisation ; et enfin par la conception des projets d’ingénierie écologique (aspects scientifiques et techniques).

5.4   Gérer le temps de pluie en contexte tropical

  • Enjeu de gestion important (DERU) et difficile dans les DOM, la gestion du temps de pluie intervient à deux niveaux. D’une part, la gestion des ruissellements et d’autre part, la surcharge hydraulique provoquée par l’apport des eaux pluviales dans les réseaux d’eaux usées. Elle pose des questions de connaissance du fonctionnement du réseau et de métrologie associée. La gestion des eaux pluviales doit aussi se faire dès l’amont en recourant notamment autant que faire se peut à des techniques dites alternatives aux réseaux, utilisant le stockage et l’infiltration. Un problème concomitant au temps de pluie concerne la gestion des macrodéchets. Le besoin de réflexion méthodologique sur la gestion du temps de pluie n’est pas spécifique aux DOM, mais est également très prégnant en métropole. Un état de l’art au niveau européen sur la mise en œuvre de cet aspect de la DERU est nécessaire.

 

  Déterminer les débits minimum adaptés à un bon fonctionnement des écosystèmes et à une gestion durable des ressources hydriques et halieutiques

Objectif général et enjeux : Les prélèvements d’eau sont la principale pression contrariant l’atteinte du bon état des cours d’eau dans les DOM insulaires. Cependant, les bases scientifiques permettant la gestion de cette pression ne sont pas encore acquises. Il convient d’une part de finaliser les acquisitions de connaissances nécessaires à la définition d’indicateurs de gestion quantitative, et d’autre part, de faire le lien avec les exigences écologiques de maintien et de reconquête du bon état. Pratiquement tout reste à construire dans ce domaine en outre-mer.

Finalités opérationnelles :

6.1   Caractériser les relations nappes-rivières

  • La compréhension de ce phénomène est nécessaire à une gestion durable de la ressource en eau et au maintien des débits adaptés à un bon fonctionnement biologique des rivières. Au-delà des objectifs de gestion quantitative des eaux de surface et de prospection hydrogéologique de nouvelles ressources, d’autres objectifs DCE et ATPE (police de l’eau) restent à préciser, notamment sur la dépendance des écosystèmes de surface vis-à-vis des eaux souterraines (alimentation, transfert de polluants, études d’impact). La méthode testée sur la Guadeloupe sera à transférer aux autres DOM, en particulier insulaires.*

6.2   gérer quantitativement la ressource en eau

  • L’objectif est d’acquérir les connaissances fondamentales nécessaires à la définition d’indicateurs de gestion quantitative de la ressource en eaux de surface et en eaux souterraines. Une étude de détermination des seuils de sécheresse sur l’île de la Réunion est menée en 2013-2014. Elle se base à la fois sur des mesures de débits des eaux superficielles et des mesures de niveau des nappes phréatiques. A la Martinique en 2014, est menée une étude de détermination des seuils de vigilance de la ressource en eaux souterraines. Des besoins similaires existent sur ces problématiques dans les autres DOM et il conviendra de les faire bénéficier du retour d’expérience de ces études. Les études de transfert des méthodes aux autres DOM pourront être programmées à partir de 2016.

6.3   déterminer les débits minimum biologiques

  • Ce sujet, essentiel pour la gestion du bon état écologique des cours d’eau des DOM, connait de fortes divergences d’opinions quant aux fondements théoriques et aux méthodes à mettre en œuvre. Compte-tenu de la complexité du sujet, une expertise collective s’avère nécessaire en préalable au choix des méthodologies les plus adaptées et pour définir d’éventuelles études complémentaires indispensables. Les besoins dépassent la simple estimation des DMB au site. Ils rejoignent un grand nombre de problématiques de gestion des bassins versants et de reconquête du bon état.

 

  Acquérir les connaissances scientifiques et développer les outils nécessaires à la préservation et à la restauration de la continuité écologique

Objectif général et enjeux : Les prélèvements d’eau et les obstacles sur les cours d’eau sont les deux principales pressions contrariant l’atteinte du bon état dans les DOM insulaires. Cependant, les bases scientifiques permettant la gestion de ces pressions ne sont pas encore acquises.
Finalités opérationnelles :

7.1   définir les capacités de franchissement des espèces de poissons et de macrocrustacés pour la conception de dispositifs de rétablissement de la continuité écologique

  • L’action consiste en suivis écologiques, démographiques et biologiques de populations de poissons et crustacés de part et d’autre d’ouvrages transversaux pour la mise au point d’un indice de quantification des impacts. Pour cela est mis en place aux Antilles un réseau d’observation des franchissements d’ouvrages. A la Réunion, une phase de test de dispositifs de franchissement expérimentaux (rampes) en laboratoires sera réalisée. A terme, ces études devront permettre la mise en place de stratégies de réduction des ruptures de continuité écologique à l’échelle des bassins, tenant compte de l’impact des ouvrages fonction de leurs usages.

 

  Développer des démarches et des outils d’aide à la décision pour la gestion des milieux aquatiques et de leur biodiversite

Objectif général et enjeux : Le développement de démarches et d’outils d’aide à la décision pourrait concerner les sujets suivants : modèles hydro-économiques, EFESE, captages, pollutions diffuses, obstacles à la continuité écologique.
Finalités opérationnelles :
 

En construction

Contributeurs Dast : Marie-Claude Ximénès, Yorick Reyjol, Gabriel Melun, Delphine Loupsans, Julien Gauthey, Pierre-François Staub, Olivier Perceval, Anne Vivier, Claire Billy, Nolwenn Bougon, Céline Lacour, Bénédicte Augeard, Thierry Tormos, Jean-Marc Beaudouin, Pierre-Alain Danis, Nicolas Poulet, Pierre Sagnes, Dominique Courret.