Artère du Béarn, un chantier respectueux de l’environnement

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Artère du Béarn, un chantier respectueux de l’environnement

Pour la mise en place d’une canalisation de gaz longue de 57 kms, de nombreuses prescriptions techniques ont été déployées pour limiter les impacts sur les milieux et protéger les espèces présentes.

Afin de transporter du gaz entre les communes de Lacq et Lussagnet, le transporteur de gaz TIGF a construit une canalisation, baptisée Artère du Béarn, inaugurée en mars 2013. La conduite, d’un diamètre de 80 cm, traverse vingt communes des Pyrénées-Atlantiques et des Landes, 44 cours d’eau et plusieurs zones sensibles, comportant un large panel d’espèces protégées comme la cistude d’Europe, petite tortue d’eau douce, ou l’écrevisse à pieds blancs.

Une instruction de projet constructive

Lors de l’instruction du projet, les agents des services départementaux des Landes et des Pyrénées Atlantiques ont organisé avec les DDTM, une visite des cours d’eau impactés par le projet. Le but était de pouvoir comparer leur connaissance du terrain avec l’état initial présenté par le pétitionnaire dans son dossier « loi sur l’eau » et de réajuster, le cas échéant, l’évaluation des enjeux. En parallèle, la délégation interrégionale Sud-Ouest de l’Onema a relevé quelques lacunes dans le dossier, notamment en termes de gestion des eaux de ruissellement du chantier, de franchissement des cours d’eau et de compensation des impacts. TIGF a ensuite nettement amélioré son dossier. La démarche « Eviter, Réduire et Compenser » a été respectée. Le tracé du gazoduc a parfois été modifié afin d’éviter la traversée de cours d’eau et zones humides à très forts enjeux écologiques, et une réflexion a été menée sur le traitement des eaux et le réaménagement des cours d’eau franchis.

Pendant le chantier, l’Onema a contrôlé le bon respect des prescriptions réglementaires. Deux interlocuteurs Environnement, rattachés à TIGF, étaient présents de façon continue pour superviser les travaux. Le phasage chantier et les choix techniques effectués sur le terrain étaient de ce fait pertinents et aucune pollution n’a été constatée. Depuis la mise en service de la canalisation, des mesures de compensation - restauration de cours d’eau et de zones humides, création de mares - sont progressivement mises en œuvre. Un comité de suivi composé de la Dreal, des DDTM, de l’Onema, de l’ONCFS et de TIGF est chargé de vérifier l’éligibilité des sites et la pertinence des actions écologiques envisagées. Cette compensation sera effective pendant vingt cinq ans.

Contact : veronique.debilly@onema.fr (délégation interrégionale Onema Sud-Ouest) ; patrick.hacala@onema.fr (inspecteur de l’environnement du service départemental Onema des Pyrénées-Atlantiques)

Juillet 2014
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