Le 1er janvier 2017, l’Onema, l’Agence des aires marines protégées, Parcs nationaux de France et l’Atelier technique des espaces naturels regroupent leurs compétences pour fonder l’Agence française pour la biodiversité. Les ressources techniques et scientifiques continuent à être mises à jour.

Un jeu de données unique au monde

Un jeu de données unique au monde

Avec plus de 1000 stations désormais bancarisées, l’acquisition de données hydromorphologiques s’est accélérée en 2012. Le protocole Carhyce a été étendu aux grands cours d’eau et complété par une nouvelle méthode d’évaluation du colmatage des substrats.

Largeur, profondeur, pente, granulométrie, nature et structure des berges… toutes ces informations sont disponibles pour plus de 1000 stations en France métropolitaine. Le résultat d’un effort d’acquisition de données initié en 2009 avec la mise en œuvre du protocole Carhyce – développé par un groupe d’experts (Onema, agences de l’eau, Irstea, CNRS et universités) pour répondre aux exigences de la directive cadre sur l’eau. À fin 2012, la plupart des stations du Réseau de contrôle de surveillance (RCS) prospectables à pied ont été couvertes par les agents de l’Onema. Pour chaque station, les paramètres sont collectés le long de 15 "transsecs" (coupe transversale du lit), ce qui mobilise quatre personnes pendant une demi-journée. Des campagnes seront également menées sur les sites de contrôle opérationnel par des bureaux d’études dûment formés.

Les grands cours d’eau aussi

Carhyce a été testé avec succès en 2012 pour les Antilles. En parallèle, il a été adapté aux grands cours d’eau : mesure de la profondeur à l’échosondeur, de la largeur au télémètre laser, caméra haute définition pour étudier la granulométrie.... Ces évolutions permettront d’achever la couverture du RCS d’ici 2015. Le dispositif de suivi hydromorphologique est complété par le protocole ICE (informations sur la continuité écologique). Enfin, il pourra désormais intégrer une méthode standardisée d’évaluation du colmatage des cours d’eau, développée par l’Onema et Irstea : la quantité de sédiments fins présents entre les graviers du fond (qui peuvent affecter des équilibres biologiques) est mesurée par conductivité hydraulique. L’ensemble des informations collectées, centralisées par l’Onema, constitue à ce jour un jeu de données hydromorphologiques particulièrement riche et rare au niveau international : il ouvre des perspectives sans précédent pour l’étude des relations entre dégradations physiques des habitats et biologie.

 Contact : jean-marc.baudoin@onema.fr

Août 2013
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