Le 1er janvier 2017, l’Onema, l’Agence des aires marines protégées, Parcs nationaux de France et l’Atelier technique des espaces naturels regroupent leurs compétences pour fonder l’Agence française pour la biodiversité. Les ressources techniques et scientifiques continuent à être mises à jour.

La police de l’eau et des milieux aquatiques au service de la biodiversité

La police de l’eau et des milieux aquatiques au service de la biodiversité

De la préservation des dégradations des milieux aquatique - destruction des zones de frayères, entraves à la circulation des poissons migrateurs… - à la lutte contre le braconnage organisé, la police de l’eau joue un rôle clé pour préserver la biodiversité.

Sur le terrain, les agents de l’Onema ont, cette année encore, apporté leur expérience et leur technicité à l’application pertinente de la réglementation et à son contrôle pour prévenir les dégradations des milieux. Retour sur deux exemples qui illustrent cet engagement au service de la biodiversité.

Un avis technique qui préserve les frayères d’un torrent des Alpes

La direction départementale des territoires et de la mer (DDT-M) des Alpes-Maritimes a sollicité l’avis technique de l’Onema sur un projet de construction d’une centrale hydroélectrique localisée sur la Barlatte, un torrent affluent du Var. Lors d’une construction de ce type, une partie du cours d’eau sert au turbinage, ce qui réduit fortement le débit naturel du torrent. Le principe du débit réservé – soit 1/10e du débit moyen inter-annuel - ne permettait pas, selon l’avis technique rendu en mars 2011 par les agents du service départemental des Alpes-Maritimes, de préserver les frayères à truites présentes dans la partie aval déclarée réservoir biologique. Or, relever la valeur du débit réservé rendait le fonctionnement de la centrale impossible. En août 2011, la DDT-M a procédé à une dernière estimation sur le terrain pour déterminer la zone de frai des truites, la vitesse d’écoulement et la granulométrie nécessaire au maintien du bon état écologique. Suite à ces mesures, la DDT-M a émis un avis favorable à la construction du projet sous réserve de « remonter » la zone de construction de 250 mètres environ en amont de celle prévue initialement pour préserver la zone de frai.

Contact : remy.arsento@onema.fr

Des braconniers coincés dans le port de Saint-Malo

L’opération avait été bien préparée. Les informations, collectées et rapportées par les gardiens surveillant des installations portuaires de Saint-Malo, sur la venue de braconniers belges à l’été 2011 en ont été le déclencheur. L’unité spécialisée sur les poissons migrateurs et le service départemental de l’Onema en collaboration avec la gendarmerie maritime ont dressé un plan d’action. Auparavant, les agents avaient pris soin de prévenir le procureur du parquet de Saint-Malo. Dans la nuit du 25 au 26 août, deux ressortissants belges ont été interpellés en flagrant délit aux motifs de pêche interdite dans les installations portuaires de Saint-Malo et de détention illicite d’anguilles jaunes selon la convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction. Ils ont été interceptés en possession de 85 kilogrammes d’anguilles adultes. Un fourgon, un carrelet de 50 m2, une remorque, des verveux (grandes nasses) ont été saisis, des commandes d’anguilles et des factures découvertes. Auditionnés, les prévenus ont révélé un trafic de plusieurs tonnes d’anguilles en direction de la Belgique. Les deux ressortissants belges ont été condamnés par le tribunal correctionnel à 3 000 euros d’amende ferme et 2 mois d’emprisonnement avec sursis pour l’un, 1 000 euros d’amende ferme et 1 mois d’emprisonnement avec sursis pour l’autre et la confiscation du matériel saisi a également été prononcée.

Contact : patrick.lapoirie@onema.fr

Septembre 2012