Le 1er janvier 2017, l’Onema, l’Agence des aires marines protégées, Parcs nationaux de France et l’Atelier technique des espaces naturels regroupent leurs compétences pour fonder l’Agence française pour la biodiversité. Les ressources techniques et scientifiques continuent à être mises à jour.

Un nouvel observatoire pour surveiller les étiages estivaux des cours d’eau

Un nouvel observatoire pour surveiller les étiages estivaux des cours d’eau

Pour suivre l’évolution des étiages estivaux des petits cours d’eau, l’Onema met en place l’Observatoire national des étiages (Onde) qui prend le relais du Réseau d’observation de crise des assecs (Roca). Ce nouveau dispositif a un double objectif : il devrait constituer un réseau de connaissance sur ce phénomène hydrologique, ainsi qu’un outil d’aide à la gestion de crise.

En réponse à la canicule de l’année 2003, le réseau métropolitain Roca avait été développé en 2004 par l’ancien Conseil supérieur de la pêche pour observer les assecs des cours d’eau et compléter les informations mises à disposition des préfets pour gérer la crise. Parallèlement, certaines régions s’étaient également dotées d’un Réseau départemental d’observation des écoulements (RDOE) qui assurait le suivi de l’évolution des phénomènes d’étiage. Cependant, les premières années d’utilisation ont révélé une grande hétérogénéité dans la mise en oeuvre de ces dispositifs entre les départements, ainsi qu’une réelle difficulté à exploiter les données issues des observations au-delà du périmètre départemental. Afin d’harmoniser les pratiques et d’améliorer le suivi hydrologique sur le terrain, l’Observatoire national des étiages (Onde) a été déployé en France métropolitaine. Il a pour but de devenir un réseau stable de connaissance sur les étiages estivaux, tout en aidant à la gestion des périodes de crise.

Un minimum de trente stations par département

Pour parvenir à ces objectifs, le dimensionnement du réseau est une étape primordiale, l’observatoire devant être représentatif du contexte hydrographique du département et complémentaire des dispositifs déjà existants. Cette phase a consisté essentiellement à choisir le positionnement des stations en fonction de critères principaux et secondaires. Par rapport au Roca et au RDOE, ces critères ont été repensés. Même si une grande partie des stations historiques a été conservée pour Onde, d’autres points d’observation ont été supprimés ou déplacés. En général, ils sont majoritairement positionnés en tête de bassin pour apporter de l’information sur les situations hydrographiques non couvertes par les suivis existants. Chaque département devra au minimum être équipé de trente stations. Un nombre qui devrait être nettement plus important pour des zones confrontées régulièrement à des crises hydrologiques.

En outre, pour faciliter le dimensionnement de l’observatoire Onde, l’Onema s’est appuyé sur le retour d’expérience d’une phase de tests réalisée en 2011 par ses agents dans neuf départements : Côte-d’Or, Drôme, Gard, Gers, Marne, Oise, Puy-de-Dôme, Vendée et Vienne. Cette phase a permis de récolter des données complémentaires afin de pointer les améliorations à apporter sur le choix des stations. Ces tests grandeur nature ont également aidé à mieux définir la mise en oeuvre du suivi sur le terrain.

Un suivi à double niveau

Sur le terrain, le niveau d’écoulement des cours d’eau est apprécié visuellement selon trois modalités de perturbations d’écoulement (visible, non visible et assec). Deux types qui diffèrent selon les périodes et fréquences d’observation ont été définis. Répondant à l’objectif de constituer un réseau stable de connaissance, un suivi usuel a ainsi été instauré entre mai et septembre. Il fournit une image de la situation hydrologique d’un département le 25 de chaque mois.

En période de crise, un autre suivi dont l’activation peut être déclenchée par le préfet ou les agents de l’Onema a également été caractérisé. Ce suivi de crise peut s’effectuer à une période différente et à une fréquence plus importante que celles imposées par la méthodologie usuelle. L’augmentation des observations sur le terrain fournit des données plus fines qui permettront de préciser les actions locales et mesures à mettre en place. Les résultats de ce nouvel observatoire seront ensuite valorisés dans les bulletins de situation hydrologique (BSH) selon un schéma national standard qui est actuellement en cours de consolidation.

Contact : celine.nowak@onema.fr

Septembre 2012