6 septembre - Lâcher d’esturgeons - L’Onema participe à la sauvegarde de l’espèce

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6 septembre - Lâcher d’esturgeons - L’Onema participe à la sauvegarde de l’espèce

 

Depuis 2007, l’Onema participe à la sauvegarde de l’esturgeon dans le bassin de la Gironde. Le 6 septembre, sur les bords de la Dordogne à Castillon-la-Bataille, un lâcher de jeunes esturgeons européens est organisé par Irstea avec ses partenaires de 9h15 à 13h.

Entre juin et septembre 2012, ce sont 700 000 esturgeons européens, obtenus par reproduction artificielle qui ont été lâchés dans le milieu naturel pour être ensuite suivis par les scientifiques. Cette opération, de part son ampleur, ouvre des perspectives de repeuplement du bassin de la Gironde mais également plus largement des fleuves d’Europe de l’ouest.

En 2007, les recherches conduites par Irstea avec ses partenaires pour restaurer la population d’esturgeons ont abouti, dans la station expérimentale Irstea à Saint-Seurin-sur-l’Isle en Gironde, aux premières reproductions artificielles à partir de spécimens élevées en captivité.         

Onema et Irstea de concert pour la sauvegarde de l’esturgeon

L’Onema et Irstea de Bordeaux travaillent de concert à l’effort de repeuplement de l’esturgeon européen – Acipenser sturio –, espèce menacée, dans le bassin de la Gironde.

Dans le cadre du plan national de restauration de l’esturgeon européen, l’Onema appuie des travaux de R&D permettant l’amélioration des techniques d’élevage et la caractérisation des préférences d’habitats, lieux dans lesquels l’esturgeon déroule son cycle de vie. Depuis 2007, date des premières reproductions artificielles, la population d’esturgeons dans le bassin de la Gironde est soutenue par des alevinages réguliers (lâchers d’esturgeons). Les recherches financées par l’Onema doivent permettre de trouver des solutions pour optimiser la survie en milieu naturel des esturgeons issus de la reproduction réalisée en captivité. Il est possible d’agir tout d’abord sur les conditions d’élevage ou d’entrainement avant le lâcher ou d’améliorer les conditions de déversement (à quel stade déverser le juvénile ? qualité de l’eau, vitesse du courant, habitat). Il est également possible de mieux comprendre le comportement de l’esturgeon dans le milieu naturel grâce à des tests comportementaux (performance de nage, capacité à se nourrir ou à survivre face aux prédateurs).

 

 

Les esturgeons lâchés à Castillon-la-Bataille le 6 septembre vont faire l’objet d’un suivi scientifique par traçage génétique pour mieux comprendre leur comportement dans le milieu naturel et également mieux déterminer les conditions de déversement (âge, lieu de lâcher, etc.) et pour optimiser les réintroductions futures.

Pour les années 2010 à 2012, l’Onema a financé les recherche sur l’esturgeon pour un montant de 140 000 euros. 

L’Onema apporte son appui technique au plan de réintroduction de l’esturgeon

L’Onema avec le service départemental de la Gironde, l’unité spécialisée migrateurs du sud ouest, et la direction interrégionale sud-ouest, apporte son appui technique à Irstea dans le programme de réintroduction de l’esturgeon européen.

Les équipes de l’Onema assistent Irstea sur le choix des zones de lâchers des alevins. Grâce à leur connaissance des milieux, ils sélectionnent les sites les plus adaptés au développement des juvéniles. Ainsi, si les agents de l’Onema ont connaissance d’une pollution sur des frayères, lieu de vie, de reproduction de l’esturgeon, ils déconseillent un lâcher sur ce lieu. Depuis le début de l’année 2012, l’Onema a appuyé l’association "Migado" lors des 14 lâchers qui ont été réalisés.

L’Onema veille également à ce que les aspects réglementaires liés à cette espèce strictement protégée soient respectés ; par exemple, dans le cadre de ses missions de police administrative, l’Onema donne des avis techniques sur des dossiers de travaux sur les rivières qui peuvent avoir un impact sur les zones de développement de l’esturgeon.

En plus de la connaissance du milieu et de l’espèce, « nous nous assurons avec les agents de Irstea une veille d’identification sur l’esturgeon. Deux espèces cohabitent dans le système estuarien Girondin, l’une ancestrale (Acipenser Sturio), l’autre introduite accidentellement (l’Acipenser Baerii). Lors de la période de migration du premier vers ses zones de reproduction (mai-juin) une pêche intensive au filet dérivant de la lamproie marine et des aloses est pratiquée par la pêche professionnelle et amateur. Des captures accidentelles d’esturgeons sont possibles. Nous avons donc mis en place avec Irstea un système d’alerte qui nous permet de nous rendre sur place dès qu’un pêcheur nous signale une capture pour l’aider à identifier l’espèce capturée. Ce rôle d’appui technique nous permet de maintenir de bonnes relations avec le monde de la pêche qui a un rôle important pour la sauvegarde de l’esturgeon ».
  Michel Vignaud (Onema, direction interrégionale du sud-ouest),   Jean Pascal Bianchi (service départemental de la Gironde)   Lionel Taillebois en charge de la partie contrôle migrateurs et de l’organisation de la participation de l’Onema lors des déversements d’esturgeons.