Témoignage de partenaires

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Témoignage de partenaires

Olivier Thibault \ Agence de l’eau Artois-Picardie

« Une analyse des altérations hydromorphologiques a été réalisée dans chaque bassin lors de l’état des lieux en 2004, mais selon des méthodes très différentes. Avec Syrah, nous aurons désormais une approche initiale homogène sur l’ensemble du territoire. Nous avons assuré la maîtrise d’ouvrage de l’étude de mise en oeuvre pour le compte des six agences de l’eau et de l’Onema. Et à ce jour, nous disposons de données brutes sur plus de 200 000 kilomètres de cours d’eau. Une fois analysées, elles permettront d’évaluer les risques d’altérations. Toutefois, il faut rester vigilant sur l’utilisation des données et sur l’interprétation des résultats. Des expertises opérationnelles, particulièrement sur des zones à risques identifiées localement, doivent venir compléter et confirmer l’état des cours d’eau. Par exemple, sur notre bassin, de nombreux cours d’eau sont altérés du fait de notre histoire industrielle et de l’activité agricole locale, ce que le logiciel ne fait pas toujours apparaître. Une fois finalisée, nous utiliserons Syrah pour l’état des lieux 2013, en complément des outils locaux, pour mettre à jour, comparer, vérifier puis consolider nos données de 2004. »

Olivier Thibault est directeur général de l’agence de l’eau Artois-Picardie.

 

Laurent Valette \Cemagref

 

« La méthode Syrah d’évaluation du risque d’altération hydromorphologique des cours d’eau repose sur une analyse à deux échelles, le bassin versant (atlas large échelle) et le tronçon pour en obtenir une vision globale. En partant de bases de données nationales homogènes, nous collectons les informations de pressions - par exemple dues à l’agriculture intensive - sur les cours d’eau. Nous traduisons ensuite ces pressions en risque d’altération hydromorphologique. En 2010, nous avons privilégié un niveau d’analyse à l’échelle du tronçon de cours d’eau, qui constitue le niveau élémentaire de fonctionnement du processus géomorphologique naturel. Cette analyse plus fine des pressions permet une description des éléments à l’origine des possibles altérations. Un tel niveau de précision est davantage compatible avec la recherche de causes de dégradation de l’état écologique observable. Par exemple, l’absence de ripisylve dans des bandes de 10 ou 30 m de part et d’autre du cours d’eau ou un taux de rectitude du tronçon important sont autant de signaux négatifs »

Laurent Valette est ingénieur d’études au pôle Onema/Cemagref de Lyon.

Septembre 2011
Les temps forts 2010