Les jeudis de la restauration des cours d’eau : Partons sur l’Agout

Les jeudis de la restauration des cours d’eau : Partons sur l’Agout

 

Chaque jeudi, nous vous proposons de découvrir un ou deux exemples de restauration de la continuité écologique d’un cours d’eau français, entrepris par un maître d’ouvrage, avec parfois de nombreux partenaires. Ces exemples, anciens ou plus récents, ont été réunis par l’Onema et les agences de l’eau dans un recueil d’expériences sur l’hydromorphologie.

Démantèlement du barrage de Laparayrié sur l’Agout (Tarn)

Affluent du Tarn, l’Agout est classé sur tout son cours au titre de l’article L. 432-6 du Code de l’environnement en vue de la libre circulation piscicole. Le barrage de Laparayrié, d’une hauteur de 6 m, infranchissable par les poissons et sans usage hydroélectrique depuis les années soixante, est devenu dangereux pour la sécurité des biens et des personnes suite aux crues de 1995 et 1996. Une décision collective de démantèlement de l’ouvrage est prise en 1996 par l’Etat, les élus des communes concernées, EDF et la fédération départementale pour la pêche du Tarn.

 
Vue d’ensemble de l’ancienne retenue,
tous travaux terminés, en décembre 1996
Vue d’ensemble de la zone de la retenue,
dix ans après travaux, en 2007
 

Le démantèlement du barrage de Laparayrié sur l’Agout, réalisé par EDF, a permis d’améliorer la continuité écologique de l’Agout et d’ouvrir un linéaire de plusieurs dizaines de kilomètres aux espèces piscicoles. Le milieu s’est reconstruit de manière satisfaisante : dix ans après la végétation a recolonisé les bancs alluviaux exondés et la ripisylve s’est développée dans l’ancienne retenue. Peu de communication a été faite sur cette action décidée et réalisée dans l’urgence, celle-ci pourrait presque être oubliée vu l’aspect du site aujourd’hui.

 

En savoir plus sur le démantèlement du barrage de Laparayrié