Le 1er janvier 2017, l’Onema, l’Agence des aires marines protégées, Parcs nationaux de France et l’Atelier technique des espaces naturels regroupent leurs compétences pour fonder l’Agence française pour la biodiversité. Les ressources techniques et scientifiques continuent à être mises à jour.

Pollutions diffuses agricoles : une « boîte à outils » à transférer aux maîtres d’ouvrage

Mercredi 16 mars 2016

Pollutions diffuses agricoles : une « boîte à outils » à transférer aux maîtres d’ouvrage

Quantification des molécules dans les milieux, cartographie de risque, dimensionnement des zones tampon...Un ensemble de recherches soutenues par l’Onema, menées par l’Inra, le Brgm et Irstea, fournit aux collectivités des outils pour mieux lutter contre la pollution des eaux par les intrants agricoles.

Cause majeure de la dégradation des masses d’eau françaises, les pollutions diffuses d’origine agricole - pesticides et nitrates – constituent un défi complexe pour les collectivités. Leur gestion fait l’objet de nombreuses recherches soutenues par l’Onema, dont les résultats ont été présentés lors d’un séminaire national en septembre 2013. Un premier axe vise à mesurer la présence des molécules concernées dans les milieux, très fluctuante selon le calendrier agricole. Pour ce faire, Irstea développe plusieurs approches de mesure in situ « intégratives » pour les produits phytosanitaires : celles-ci sont basées sur des échantillonneurs passifs qui permettent de déterminer les concentrations moyennes sur plusieurs jours en continu, ou sur l’étude des réponses d’organismes vivants dans le milieu - diatomées, gammares… Un deuxième axe est le développement d’outils d’estimation des risques de contamination des masses d’eau. L’Onema et Irstea ont conçu à cet effet la méthode Arpèges : couplant une analyse de vulnérabilité du milieu aux données sur les pratiques agricoles, elle fournit sous forme de cartes une estimation des risques à l’échelle nationale.

Les captages d’eau potable, enjeu prioritaire

Ensuite, les aires d’alimentation de captages (AAC) d’eau potable font l’objet d’une vigilance toute particulière : un ensemble d’outils et de guides à l’intention des acteurs permettent désormais de délimiter ces aires, de modéliser les transferts qui s’y opèrent et de prioriser les actions correctives. Des méthodes de délimitation des zones de vulnérabilité dans les AAC ont été développées par le BRGM pour les captages d’eaux souterraines et par Irstea pour les captages d’eaux de surface. Un outil développé par l’Inra - Syst’N - permet d’estimer les pertes de nitrate à l’échelle de l’AAC. Il est en cours de test sur plusieurs AAC. Par ailleurs, les zones tampons constituent un moyen pour limiter le transfert des molécules vers les eaux. Une équipe d’Irstea a notamment développé une méthode opérationnelle pour dimensionner une zone tampon enherbée ou boisée.

Contact : claire.billy@onema.fr

Lancement de deux sites sur les pollutions diffuses

Protection des captages  : Comment mettre en place de manière efficace des démarches de protection vis-à-vis des pollutions diffuses des captages destinés à l’alimentation en eau potable ? Ce site propose aux gestionnaires de l’eau des outils pour réaliser un diagnostic initial, cartographier la vulnérabilité, délimiter l’aire alimentation de captage ou encore choisir des actions de protection à mettre en œuvre...

Zones tampons  : Les zones tampons jouent un rôle primordial dans la protection de la ressource en eau vis-à-vis des pollutions diffuses d’origine agricole véhiculées par l’eau. Ce site propose une boite à outils pour la mise en place pertinente de zone tampon : études de diagnostic préalables à l’implantation, aspects réglementaires, éléments techniques.

Juillet 2014
Les temps forts 2013