Témoignage de partenaires

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Témoignage de partenaires

Sophie Auconie / Député européenne

 

Je salue le travail très important mené par l’Onema dans le cadre de son plan « micropolluants ». Même s’il s’agit de substances infiniment petites, celles-ci peuvent avoir un impact conséquent aussi bien sur la santé publique que sur l’état des écosystèmes aquatiques. C’est notamment le cas des substances pharmaceutiques présentes dans certains cours d’eaux. Les résidus médicamenteux sont en effet suspectés, entre autres, d’avoir un effet sur le système hormonal humain. Alors que l’Union européenne a récemment pris conscience de l’importance de cette question et envisage de lancer des études approfondies sur ce sujet, je me félicite que les autorités françaises soient déjà très actives sur cette problématique et qu’elles apportent leurs réflexions à l’échelon européen. Prochaine étape : dès cet été, le Parlement européen votera sur la liste des substances prioritaires qui à l’avenir devront être surveillées dans les eaux européennes afin de protéger les hommes et la nature.

Sophie Auconie est députée européenne, membre de la commission environnement et du groupe de travail eau, Président du Cercle français de l’eau, Gouverneur au Conseil mondial de l’eau.

 

Martin Arnould / WWF

 

A la différence des pays anglo-saxons, la culture collective en France est déficiente, que ce soit sur les résidus agricoles ou médicamenteux. Dans certains cas, on peut même parler de culture de déni. Toutefois, la situation évolue peu à peu, à l’image de la campagne exceptionnelle de surveillance lancée en 2012 par le ministère de l’Ecologie et confiée à l’Onema. Ce dernier apporte une expertise technique, scientifique et financière qui facilite la construction d’une politique de l’eau mieux appropriée. De plus, cette campagne s’accompagne par la mise en place de plateforme multi-acteur qui prend désormais en compte l’avis des ONG. Il est important que des associations comme WWF, Greenpeace, FNE, Réseau Santé Environnement ou encore les Amis de la Terre, soient des parties prenantes de cette régulation mise en œuvre sur la question des micropolluants. Cette amélioration des gouvernances qui favorise un débat plus transparent et plus scientifique, est indispensable pour mieux assurer la gestion et la préservation des milieux aquatiques.

Martin Arnould est chargé du programme Rivières vivantes au WWF France.

Juillet 2013
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