Le 1er janvier 2017, l’Onema, l’Agence des aires marines protégées, Parcs nationaux de France et l’Atelier technique des espaces naturels regroupent leurs compétences pour fonder l’Agence française pour la biodiversité. Les ressources techniques et scientifiques continuent à être mises à jour.

La surveillance de la qualité des eaux

La surveillance de la qualité des eaux

Si les eaux françaises font l’objet d’une surveillance croissante depuis les années 70, la directive cadre européenne sur l’eau (DCE) du 23 octobre 2000 - qui fixe un objectif de bon état des eaux d’ici 2015 - a marqué un tournant décisif dans la stratégie de surveillance. Elle exige notamment la mise en place de programmes de surveillance (DCE) de l’état des eaux dans tous les Etats membres.

En France, des programmes de surveillance (DCE) de l’état des eaux - cours d’eau, plans d’eau, eaux de transition, eaux côtières, eaux souterraines - ont été mis en œuvre dans chaque bassin hydrographique depuis 2007.

Les données recueillies dans le cadre de ces programmes alimentent le système d’information sur l’eau (SIE) qui contribue à :

  • vérifier la conformité de la mise en œuvre de la législation environnementale sur l’eau
  • évaluer l’état des eaux
  • orienter les mesures de gestion (programmes de mesures) et évaluer leur efficacité
  • informer le public

La coordination technique de l’élaboration des méthodes de production de données est confiée à l’ONEMA.

Les programmes de surveillance

​La constitution des programmes de surveillance a abouti à la mise en place de :

  • Un réseau de contrôle de surveillance, pour obtenir une image de l’état général des eaux. Il est composé de :
    • 1669 stations sur les cours d’eau et
    • 202 stations sur les plans d’eau,
    • 172 stations sur les eaux littorales,
    • 1940 stations sur les eaux souterraines.

Elles sont réparties sur l’ensemble du territoire et représentatives des différents types de masses d’eau. Dans les eaux continentales et littorales sont surveillés les éléments de qualité biologique (poissons, invertébrés, plantes aquatiques, organismes microscopiques du microplancton), physico-chimique (température, oxygène salinité, matières en suspension…), chimique (micropolluants tels que métaux lourds, pesticides, hydrocarbures…) et hydromorphologique (régime hydrologique, continuité écologique, morphologie) Dans les eaux souterraines, sont relevés les données quantitatives et chimiques.

  • plus sur les réseaux
  • Les contrôles opérationnels : ces contrôles permettent de suivre spécifiquement les masses d’eau susceptibles ne pas atteindre les objectifs environnementaux. Ils comprennent :
    • 4264 stations sur les cours d’eau (dont 971 stations communes avec le réseau de contrôle de surveillance)
    • 217 sur les plans d’eau (dont 101 stations communes avec le réseau de contrôle de surveillance)
    • 136 sur les eaux littorales (dont 83 stations communes avec le réseau de contrôle de surveillance)
    • 1608 sur les eaux souterraines (dont 702 stations communes avec le réseau de contrôle de surveillance)
  Evaluation de l’état des eaux

Pour les eaux de surfaces, l’évaluation est basée sur l’état écologique et l’état chimique. Elle est réalisée à partir des données élémentaires recueillies au cours des programmes de surveillance. L’acquisition de ces données met en jeu toute une série d’opérations – prélèvement, mesures, stockage, transport, analyse, qui peuvent avoir un impact sur la qualité de la donnée finale
Pour les eaux souterraines l’évaluation repose sur l’état quantitatif et l’état chimique. Le bon état est atteint par une masse d’eau souterraine quand son état quantitatif et son état chimique sont au moins "bon".

   Des modalités à respecter
La réalisation de ces programmes de surveillance impose de respecter des modalités en matière d’éléments de qualité à surveiller, de méthodes à utiliser, de sites à prospecter, de fréquence… Ces modalités sont définies de façon réglementaire par l’arrêté sur 25 janvier 2010 modifié, pris en application de l’article R.212-22 du code de l’environnement, et disponible sur Légifrance, de même que les circulaires et autres documents d’encadrement du ministère chargé de l’écologie.

   Des méthodes et protocoles à suivre
Le respect des méthodes et protocoles à utiliser pour collecter les données de surveillance est l’un des points clés de ces programmes. Il est le garant de l’obtention de données fiables, homogènes et comparables sur l’ensemble du territoire et dans le temps.
Méthodes pour les programmes de surveillance de la qualité de l’eau

  Des laboratoires agréés pour la réalisation des analyses
Les analyses d’échantillons d’eau nécessaires à la mise en œuvre des programmes de surveillance doivent être réalisées par des laboratoires agréés, reconnus pour leurs compétences dans le domaine de l’analyse des eaux. Ces laboratoires sont agréés selon des modalités définies réglementairement par l’arrêté du l’arrêté du 27 octobre 2011 et explicitées sur le site internet Labeau.

Pour en savoir plus

   Pour en savoir plus...

Des informations complémentaires sont disponibles sur les sites internet

  •  AQUAREF, laboratoire national de référence pour la surveillance des milieux aquatiques
  •  IRSTEA pour ce qui concerne les éléments biologiques
  •  ONEMA pour des informations sur : la surveillance des contaminants
  •  SANDRE, service d’administration nationale des données et référentiels sur l’Eau, qui établit et met à disposition le référentiel des données sur l’eau du SIE
  •  Eaufrance, point d’entrée du SIE
  •  Ministère de l’écologie , le suivi des eaux

   Les données dans les bassins

Retrouvez les programmes de surveillance des bassins en métropole et outre mer

Retrouvez les données concernant ces programmes de surveillance sur le site Naïade