Le SIE : des données pour améliorer la connaissance et la gestion de l’eau et des milieux aquatiques

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Le SIE : des données pour améliorer la connaissance et la gestion de l’eau et des milieux aquatiques

Le SIE, ce sont des millions de données sur l’eau, les milieux aquatiques, leurs usages et les services publics d’eau et d’assainissement : qualité des cours d’eau, des lacs, du littoral, des eaux souterraines, hauteur des nappes souterraines, débit des cours d’eau, qualité écologique des milieux aquatiques, répartition des espèces aquatiques, obstacles à l’écoulement, description des zones humides, prix de l’eau et performance des services… C’est aussi un ensemble de méthodes, d’informations techniques et scientifiques, de documents de référence pour la politique territoriale (Sage, contrats territoriaux)…

Un SIE, pour quoi faire ?

Le SIE organise, depuis 1992, la connaissance sur l’eau et les milieux aquatiques, en réponse aux défis environnementaux ( pollutions, partage de la ressource, changement climatique,…) et en soutien à l’action publique.

Le SIE répond à une obligation de transparence et de mise à disposition de l’information environnementale pour tous (en application de la convention d’Arrhus, de la charte de l’environnement adossée à la Constitution). Les données sont stockées dans des banques dites de référence, puis mises à disposition au travers de la toile eaufrance et des portails de bassins : www.eaufrance.fr ou sur d’autres sites publics comme www.data.gouv.fr. Les données qui ne sont pas protégées par la loi (données personnelles ou touchant à la sécurité publique, espèces protégées…) sont publiques et librement diffusées.

Les données du SIE produites par l’ensemble des partenaires sont à la base du rapportage européen en application des directives. (2010 : rapportage sur les plans de gestion et les programmes de mesures de la directive cadre sur l’eau – 2012 : rapportage directive nitrates, etc.). Ainsi, le SIE alimente le système d’information européen (WISE) .

Les dispositifs de collecte des données harmonisés permettent de recueillir des données homogènes sur l’ensemble du territoire et dans le temps. Grâce à la construction de référentiels, d’un langage commun et de format d’échanges assurée par le Sandre, ces données peuvent s’échanger de manière informatisée.

Le SIE, de nombreux partenaires au service de la politique de l’eau

Ministères et services déconcentrés de l’Etat, SOeS, agences et offices de l’eau, Onema, organismes techniques et scientifiques comme le BRGM, l’Ineris, Irstea, l’Ifremer, LNE, ou encore les collectivités territoriales, les associations, l’Oieau, les industriels (EDF, entreprises de l’eau) sont impliqués dans le SIE.

Depuis la loi sur l’eau du 30 décembre 2006, l’Onema coordonne techniquement le SIE, lui-même organisé par le SNDE (schéma national des données sur l’eau). L’Onema et les partenaires mettent en œuvre le plan d’actions national annexé au SNDE et assurent le suivi des projets.

L’Onema rend compte chaque année au comité national de l’eau (CNE). Il est responsable et financeur des méthodologies, des référentiels, de la mise en œuvre de banques nationales de données, des outils de traitement des données, de la valorisation, de la diffusion et de la préparation des rapportages pour la Commission européenne.
Les agences de l’eau sont responsables et financent l’organisation de la production des données qualitatives (hors données sur les poissons) et les DREAL sont responsables et financent l’organisation de la production des données quantitatives.

Le système d’information sur l’eau : un dispositif fondamental de la politique de l’eau

Le Schéma national des données sur l’eau : SNDE

Le SNDE a été approuvé par un arrêté interministériel en date du 26 juillet 2010. Il organise le système d’information sur l’eau et fixe le rôle et les responsabilités de l’ensemble des acteurs à l’intérieur du SIE.

Consultez le SNDE    Le communiqué du 25 août 2010
Le SNDE : Outil destiné à optimiser l’organisation, au niveau national, du SIE

Un rapport annuel sur la mise en œuvre du SNDE et de son plan d’actions est préparé par le comité permanent des usagers du SIE (commission du CNE) et présenté en assemblée plenière au CNE (comité national de l’eau)

Le rapportage des données à l’Europe

La directive cadre européenne sur l’eau impose un processus de mise en œuvre des objectifs par cycle de 6 ans à partir de 2009, (puis 2015, 2021 et 2027) et notamment la mise en place de programmes de surveillance des masses d’eau qui rythment la production régulière de connaissances (données, rapports, synthèses, etc.). Chaque État membre rend compte régulièrement de l’application de la directive à la Commission européenne, afin que celle-ci vérifie le respect des exigences de la directive : c’est le « rapportage », qui présente un ensemble de données sous une forme cohérente et structurée.

Les données du rapportage de la France
La synthèse de ce rapport réalisée par l’agence de l’environnement
Comparaison des données françaises à celles rapportées par les 26 autres États membres de l’Union européenne : publication réalisée à partir des données 2009


 

Pour en savoir plus

 Le SIE en quelques chiffres :

Plus de 15 banques de référence, nationales, organisées et mises à jour régulièrement : Ades (eaux souterraines), Quadrige (eaux littorales), Hydro (hauteur des cours d’eau), SISPEA (prix et qualité des services publics d’eau et d’assainissement), BDmap (poissons)…, D’autres banques de données sont en cours de construction : par exemple BNPE (prélèvement), Naïades (future base de données nationale sur la qualité des cours d’eau, en remplacement des actuelles banques de bassins)…

30 sites web  : Ades, Quadrige, Services, Rapportage, Gest’eau, Hydro, Sandre, Glossaire, Portail documentaire sur l’eau, Zones humides, Economie, Image et 12 portails de bassin (Adour-Garonne, Artois-Picardie,...)

Près de 1200 dispositifs de collecte de données recensés, dont 1047 réseaux de mesures

Plus de 15 000 producteurs de données : agences et offices de l’eau, Onema, services déconcentrés des ministères de l’écologie, agriculture, santé, BRGM, collectivités territoriales, industriels, associations environnementales, fédérations de pêche, Météo France, IGN…

Près de 160 laboratoires agréés pour la réalisation d’analyses chimiques et biologiques.