Lettre #16 Un appel à projets pour mieux caractériser et réduire à la source les micropolluants des eaux

Bienvenue sur le portail technique "eau et milieux aquatiques" de l'Agence française pour la biodiversité.

Lettre #16 Un appel à projets pour mieux caractériser et réduire à la source les micropolluants des eaux

Mi-juin, l’Onema, le ministère de l’écologie et les agences de l’eau ont lancé conjointement un appel à projets « Innovations et changements de pratiques : micropolluants des eaux urbaines ». L’objectif est de permettre aux collectivités d’évaluer en conditions réelles des solutions innovantes pour l’identification et la réduction des impacts liés à ces substances.

Issus des activités des ménages et des industries, des établissements de soin ou encore de la construction et de l’entretien des aménagements urbains, les micropolluants représentent une problématique grandissante, qui nécessite d’être mieux prise en compte. Présentes dans les eaux urbaines, puis rejetées dans les milieux aquatiques, ces molécules sont susceptibles d’avoir des effets sur les écosystèmes et sur la santé humaine, et ce même à des concentrations minimes.

 

        Pour en savoir plus :

L’appel à projets « Innovations et changements de pratiques : micropolluants des eaux urbaines »

  Voir aussi :

Les recherches en cours sur les contaminants et pollutions aquatiques

Solutions et pratiques innovantes

S’adressant à tous les acteurs concernés par la problématique des micropolluants dans les eaux urbaines, en premier lieu les collectivités, cet appel à projets s’inscrit dans le cadre du plan national de lutte contre les micropolluants piloté par le ministère de l’écologie, et dans la politique de recherche-développement-innovation mise en œuvre par l’Onema et les agences de l’eau pour la période 2013-2018. Cet appel soutiendra avant tout les démarches favorisant l’émergence de solutions et de comportements innovants. Ces projets devront identifier les activités émettrices, prioriser les micropolluants, et proposer l’évaluation de procédés permettant de réduire à la source et de caractériser les pollutions. Les modifications des usages des produits, l’utilisation de produits de substitution, la collecte ciblée des déchets ou la rétention des eaux avant leur rejet dans les réseaux collectifs sont ainsi quelques exemples de solutions attendues. En outre, les projets recherchés devront s’inscrire dans une démarche intégrée, si possible, depuis le diagnostic et la prévention de la pollution jusqu’à la surveillance et l’évaluation des impacts, tout en prenant en compte la faisabilité sociétale et économique des dispositifs testés. Enfin, le projet type sera pluri-partenarial, porté préférentiellement par le gestionnaire du territoire et mobilisera une diversité d’acteurs, qu’il s’agisse d’associations, d’industriels, d’artisans, de chercheurs, de laboratoires ou de bureaux d’études.

Mutualisation et valorisation

Dès le début 2014, les premiers projets territoriaux retenus par le comité national de pilotage pourront démarrer et s’étaleront sur des durées pouvant aller jusque cinq ans. Le porteur de projet devra régulièrement rendre compte de l’avancée du projet à ce comité. Un réseau national de ces différentes actions, animé par l’Onema et les agences de l’eau, assurera par ailleurs une mise en visibilité nationale ainsi qu’une mutualisation entre les différents sites. Ce réseau permettra aussi de valoriser au niveau national les initiatives et les résultats obtenus localement. Au total, l’enveloppe consacrée par l’Onema et les agences de l’eau pourra s’élever jusqu’à dix millions d’euros pour cet appel à projets, sur sa période de validité (2013-2018).

Contact : pierre-francois.staub@onema.fr

Article issu de La Lettre #16 - été 2013