L’intersexualité des poissons de rivière à l’étude

Bienvenue sur le portail technique "eau et milieux aquatiques" de l'Agence française pour la biodiversité.

L’intersexualité des poissons de rivière à l’étude

L’impact des perturbateurs endocriniens sur la santé humaine et l’environnement est aujourd’hui prouvé. L’intersexualité des poissons en est un signe inquiétant. Une étude a été lancée pour établir une cartographie de l’intersexualité des poissons de rivière en France métropolitaine.

Plusieurs espèces marines ou des cours d’eau subissent les effets néfastes de l’exposition à des perturbateurs endocriniens qui conduisent à des pathologies de la reproduction. Parmi elles, l’intersexualité se traduit par la présence simultanée de cellules sexuelles mâles et femelles dans les organes reproducteurs. La communauté scientifique a appelé de ses vœux la mise en œuvre d’une politique européenne en matière de réglementation et de recherche sur les perturbateurs endocriniens. En France, l’élaboration de la stratégie nationale sur les perturbateurs endocriniens devrait permettre de contribuer activement à l’action européenne.

Dans ce cadre, l’Onema finance une étude de l’Ineris sur l’intersexualité des poissons d’eau douce. Les 9 délégations interrégionales de l’Onema sont mises à contribution pour l’élaboration et la mise en œuvre d’un protocole de prélèvement des poissons. Goujons, gardons, vairons et chevaines, qui donnent une bonne représentativité de la contamination par les perturbateurs endocriniens, vont ainsi être étudiés. Au total, 225 sites ont été sélectionnés à l’échelle du territoire, selon la densité des poissons et les sources de contamination : stations d’épuration, activités d’élevage...

À terme, l’objectif est de valider le critère de l’intersexualité comme biomarqueur de la perturbation endocrinienne et de construire une cartographie nationale des zones de contamination. L’idée est d’identifier des « points chauds » en termes de fréquence et de sévérité des effets, pour mieux expliquer les causes du déclin éventuel de la qualité de certains peuplements piscicoles en France.

Contact : olivier.perceval@onema.fr

Juillet 2014
Les temps forts 2013