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Améliorer la connaissance des milieux aquatiques ultramarins
Les outils de production et de bancarisation des données développés en métropole doivent pouvoir être utilisés mais nécessitent au préalable d’être adaptés pour tenir compte des spécificités locales propres à chaque DOM. 

 

Pressions et impacts sur les milieux aquatiques
L’actualisation des états des lieux de l’ensemble des bassins hydrographiques français devra être finalisée en 2013, conformément aux exigences de la directive cadre européenne sur l’eau. Afin de lever les difficultés rencontrées lors du premier état des lieux de 2003-2004, l’Onema coordonne un vaste chantier collectif....

 

Données sur l’eau
La mise en place d’une pratique harmonisée et fiable des opérations de prélèvement d’eau est primordiale au regard de la surveillance exigée par la directive cadre sur l’eau. En ce sens, l’Onema a financé un essai d’inter comparaison national de recueil d’échantillons sur plan d’eau, sur le lac de Paladru en Isère, pour l’analyse des paramètres physico-chimiques et de polluants.

 

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VERBATIM

René Lalement est directeur de la connaissance et de l’information sur l’eau depuis le 1er janvier 2007, après avoir été chef de mission du système d’information sur l’eau à la direction de l’eau du ministère chargé de l’environnement.

René Lalement

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Pourquoi la France a-t-elle besoin aujourd’hui d’une connaissance transverse sur l’eau ?

Parce que la connaissance est nécessaire à l’action. Les politiques publiques doivent avoir des objectifs. Ce sont par exemple atteindre le bon état écologique, enrayer la perte de la biodiversité, garantir une gestion durable de la ressource en eau ou assurer une bonne gouvernance des services d’eau et d’assainissement. Il faut donc savoir évaluer l’écart à ces objectifs pour orienter les actions, que ce soit à l’échelle locale ou à l’échelle européenne. A l’échelle européenne en particulier, la directive cadre sur l’eau fixe des objectifs. Elle prescrit un certain nombre d’étapes pour les atteindre, dans un cycle de six ans, ponctué par des rapportages qui sont fait à la Commission européenne, laquelle évalue nos progrès. Donc, il s’agit d’une action qui est entièrement orientée par la connaissance.

Comment l’Onema va-t-elle permettre de répondre à cette attente ?

Sur le plan des méthodes d’abord. Par exemple, l’Onema participe à la connaissance des altérations morphologiques des cours d’eau ou à la définition des bio-indicateurs sur l’indice poisson. Ensuite, en organisant cette connaissance en un système d’informations partagées doté d’un référentiel commun à l’ensemble des acteurs, afin de rendre la connaissance accessible et réellement utilisable par le public, par les décideurs ou par les gestionnaires. En particulier en fournissant des outils. Par exemple : le futur système d’évaluation de l’état des eaux que l’Onema est en train de concevoir ou le système d’information sur les services publics d’eau et d’assainissement à destination du public et des collectivités. Enfin, en produisant des données à partir de réseaux de surveillance ou d’observation des milieux aquatiques.

L’Onema est à la fois pilote et opérateur du Système d’information sur l’eau. Pouvez-vous nous expliquer cette double mission ?

D’après la loi sur l’eau, l’Onema a pour mission de coordonner et de mettre en place le système d’information sur l’eau. C’est cela son rôle de pilote, qu’il exerce au niveau national, en prenant le relais de la Direction de l’eau et pour l’ensemble des thématiques, aussi bien les eaux de surface continentales, les eaux littorales que les eaux souterraines. L’Onema coordonne ainsi les actions des autres acteurs du système d’informations, comme les agences de l’eau, les DIREN, le BRGM, l’Ifremer ou d’autres établissements publics. D’autre part, l’Onema est lui-même un opérateur qui produit des données grâce à la présence de ses agents sur le terrain, dans les départements et les régions. Il s’agit de données d’observation des espèces, notamment d’espèces patrimoniales ou d’espèces envahissantes, d’observation des habitats, de l’hydromorphologie et du suivi de l’ichtyofaune, c’est-à-dire des poissons.

 
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