PLAN DE PRÉSERVATION DU SAUMON
L’organisation de conservation du saumon de l’Atlantique Nord (OCSAN), à laquelle adhère l’Union Européenne, a défini dans sa convention les grandes orientations stratégiques pour la protection du saumon d’Atlantique et a formulé de nombreuses recommandations. L’objectif de l’Organisation est de contribuer, via la consultation et la coopération avec les signataires de la convention, à la conservation, la restauration et l’amélioration de la gestion des stocks de saumon. L’OCSAN insiste particulièrement sur la prise en compte des meilleures preuves scientifiques disponibles.
Pour atteindre ces objectifs, chaque état membre doit élaborer une déclinaison des mesures à mettre en oeuvre à l’échelle nationale. L’Onema a ainsi élaboré le plan français de préservation du saumon sous mandat du ministère de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable et de l’Aménagement du Territoire. Ce plan, validé par l’OCSAN en juin 2008, fait le point sur l’état des stocks - abondance, diversité, stocks menacés - dans les cours d’eau des bassins versants français, la situation des pêcheries et des captures et sur les mesures et actions actuelles en faveur de cette espèce. Ce plan propose vingt actions pour améliorer la gestion des pêches, protéger et restaurer l’habitat du saumon, restaurer les stocks, mieux gérer l’aquaculture et faciliter l’échange d’informations.
Pour en savoir plus : le plan français de préservation et son annexe 1
Contact : benedicte.valadou@onema.fr
En 2009, le groupe des Autoroutes du sud de la France (ASF) a lancé une étude sur l’établissement de corridors écologiques dans le département de la Drôme. Sollicité par le groupe, l’Onema a été associé dès le départ à la démarche en participant au comité scientifique. Une fois les sites à restaurer en priorité désignés, ASF a engagé des travaux d’aménagement sur un ouvrage qui entravait la continuité d’un cours d’eau sous l’autoroute A7. En seulement deux ans, une passe à poissons et un passage latéral ont ainsi pu être mis en service, permettant à de multiples espèces de franchir l’obstacle.
En Europe, l’altération de la morphologie et du régime hydrologique est l’un des principaux facteurs de dégradation des cours d’eau. Aujourd’hui, moins de 20 % des rivières européennes sont dans leur état physique naturel. La restauration physique des cours d’eau et la protection des écosystèmes aquatiques sont ainsi devenues une priorité.
Chaque jeudi, nous vous proposons de découvrir un ou deux exemples de restauration de la continuité écologique d’un cours d’eau français ; cette semaine partons sur la Touques