Accueil >> Lettre #19 L’Onema cofinance 13 projets pour lutter contre les micropolluants présents dans les eaux urbaines



L'ONEMA COFINANCE 13 PROJETS POUR LUTTER CONTRE LES MICROPOLLUANTS PRÉSENTS DANS LES EAUX URBAINES

Les projets retenus

SMS : séparer les urines à la source et traiter les micropolluants des eaux usées (Haute Garonne)
Cosmet’eau : changer les pratiques relatives à l’utilisation de produits de soins corporels (Ile de France-Paris)
Seneur : lutter contre les résidus de produits pharmaceutiques (Martinique)
Biotech : lutter contre les produits biocides dans les rejets des eaux usées (Poitiers)
Sipibel-Rilact : lutter contre les pollutions liées aux médicaments, aux produits détergents et desinfectants (haute Savoie)
Rempar Siba : lutter contre les micropolluants issus des eaux pluviales et des hôpitaux sur le bassin d’Arcachon (Arcachon)
Lumieau : mieux maîtriser les flux de pollutions pour préserver la ressource (communauté urbaine de Strasbourg)
Micropolis : outils innovants pour caractériser les risques de contamination des milieux aquatiques par les micropolluants (Alpes maritimes)
Regard : démarche globale et intégrée de lutte contre les micropolluants (Bordeaux)
Micro-Reuse : réduire l’apport de micropolluants en vue de la réutilisation des eaux en sortie de station d’épuration (La Réunion)

La réduction des micropolluants présents dans l’eau représente aujourd’hui un enjeu majeur pour la qualité des milieux aquatiques et la santé publique. A l’issue d’un appel à projets, l’Onema et les agences de l’eau vont financer, à hauteur de 10 millions d’euros, 13 projets d’envergure qui vont tester en conditions réelles sur le terrain des solutions innovantes pour réduire, voire éliminer, les micropolluants dans l’eau et les milieux aquatiques. Ces projets mobilisent sur 5 ans des collectivités locales, des bureaux d’études, des laboratoires, des entreprises et des artisans.

Qu’il s’agisse de résidus de médicaments et de cosmétiques d’origine domestique rejetés dans les eaux usées, des produits utilisés dans les hôpitaux pour soigner et désinfecter, des composés polluants issus des revêtements urbains (voiries, routes, toits...) drainés par les eaux de pluie… tous ces polluants rejoignent les réseaux d’assainissement urbains puis les milieux aquatiques. Ces molécules, présentes à des concentrations minimes, sont susceptibles d’avoir des effets sur les écosystèmes et sur la santé humaine. Pour mieux connaître ces contaminants et réduire leur impact sur les milieux et les ressources aquatiques, l’Onema, les agences de l’eau et le ministère en charge de l’écologie, en partenariat avec le Ministère de la santé, ont lancé en juin 2013, un appel à projets "Innovation et changements de pratiques : micropolluants des eaux urbaines". Cet appel s’inscrit dans le cadre du plan national de lutte contre les micropolluants piloté par le ministère en charge de l’écologie.

Les 13 projets retenus ont été rendus publics par Ségolène Royal, Ministre de l’écologie du développement diurable et de l’énergie, le 23 juillet dernier. Ils mobilisent sur 5 ans (2014 – 2018) des collectivités locales et leurs partenaires locaux privés. Ils portent sur des initiatives innovantes allant des changements de pratiques des usagers et des professionnels jusqu’à la réalisation de nouvelles solutions techniques, telles que le développement des aménagements urbains pour la gestion des eaux pluviales ou des méthodes de diagnostic des pollutions. L’aspect coût /efficacité y est pris en compte.

Ces 13 projets se regroupent en quatre grandes thématiques : la lutte contre les résidus de médicaments et de cosmétiques d’origine domestique, la lutte contre les contaminants des rejets hospitaliers, la gestion intégrée des micropolluants dans les réseaux collectifs d’assainissement, et la gestion de la pollution drainée par temps de pluie. L’objectif à terme est bien de démultiplier ces solutions sur d’autres territoires.

  •  Pour en savoir plus sur les projets retenus

    Contact : pierre-francois.staub@onema.fr

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