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Observatoire national...
... des services publics d’eau et d’assainissement. Le 18 novembre dernier, lors du congrès des maires de France, l’observatoire national des services publics d’eau et d’assainissement a été officiellement lancé par Chantal Jouanno, secrétaire d’État chargée de l’écologie.

 

Suivi des PCB
Le suivi de la contamination des sédiments et des poissons par les polychlorobiphényles (PCB), développé dans le cadre du plan national d’actions sur les PCB, se poursuit.

 

Qu’est-ce que le SNDE ?
Le Schéma National des Données sur l’Eau est un outil pour la conception, la mise en œuvre et l’évaluation des politiques de l’eau.

 

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UN INVENTAIRE DE TOUS LES OBSTACLES SUR LES COURS D’EAU

Inventorier sur l’ensemble des cours d’eau français tous les obstacles à l’écoulement et évaluer pour chacun le risque d’entrave à la libre circulation des espèces et des sédiments, tel est le but du projet « continuité écologique » piloté par l’Onema pour répondre aux nouvelles exigences réglementaires de restauration des écosystèmes aquatiques. A terme, ce vaste projet, qui rassemble de nombreux partenaires, permettra d’identifier les ouvrages les plus problématiques et de prioriser les interventions.

Plus de 35000 obstacles – barrages, écluses, seuils, anciens moulins désaffectés… – ont été recensés à ce jour sur les cours d’eau français. A l’origine de profondes transformations de la morphologie et de l’hydrologie des milieux aquatiques, ils perturbent fortement le fonctionnement de ces écosystèmes. Ces modifications altèrent la diversité et la qualité des habitats aquatiques dont la survie de très nombreuses espèces animales et végétales dépend.

Des impacts sur les écosystèmes

Ce phénomène s’accompagne généralement de processus d’eutrophisation, d’échauffement et d’évaporation des eaux. En outre, les obstacles fragmentent les cours d’eau, entravant les déplacements millénaires des espèces migratrices, limitant l’accès aux habitats disponibles, isolant génétiquement les populations et perturbant les processus sédimentaires naturels. La communauté scientifique considère ainsi que la fragmentation écologique est l’une des principales causes d’érosion de la biodiversité.
La directive cadre européenne, la loi sur l’eau, le règlement européen sur l’anguille et, plus récemment, le Grenelle de l’environnement imposent une restauration de la continuité des milieux pour favoriser le retour au bon état des cours d’eau et la préservation de la biodiversité. Cette exigence conduit aujourd’hui à recenser l’ensemble des obstacles existant en France pour évaluer les risques d’impact sur les écosystèmes. Cet inventaire permettra de repérer les obstacles les plus problématiques, qui devront en priorité être effacés ou équipés de dispositifs permettant de limiter efficacement la fragmentation écologique.

Une base de données nationale

Une trentaine de bases de données sur les obstacles existe à ce jour, construites par les différents acteurs de l’eau - agences de l’eau, directions régionales de l’environnement, Etablissements publics territoriaux de bassin, Voies navigables de France ou encore EDF. Conçues pour des besoins différents - écologie, production d’énergie hydroélectrique, navigation, sécurité publique, ces bases sont très hétérogènes en termes de structure, de nature et d’échelle des données, de codification ou encore de mode de gestion et ne peuvent ainsi être regroupées et échangées instantanément dans une seule et même base. C’est pourquoi il a été décidé de créer une base nationale centralisatrice, unifiant et consolidant les informations existantes, tout en assimilant les nouveaux inventaires et les actualisations à venir. L’objectif est de construire une banque de données de référence au sein du système d’information sur l’eau. Elle sera constituée de deux niveaux : le premier, accessible à tous courant 2009, rassemblera un nombre restreint d’informations (code national, géolocalisation précise, caractéristiques essentielles) ; il constituera le socle commun des différents acteurs de l’eau et de l’aménagement du territoire et sera ainsi le Référentiel national des Obstacles à l’Ecoulement (ROE).
Le second niveau, réservé aux acteurs de la restauration et de la police de l’eau, comprendra des informations techniques permettant d’évaluer les risques de fragmentation écologique (franchissabilité par l’ichtyofaune, modification et continuité des habitats, flux de sédiments). Le diagnostic de ces impacts écologiques sear réalisé à partir de nouvelles données reueillies par différents partenaires sur la base de travaux d’un groupe scientifique national piloté par l’Onema (ICE : Information sur la Continuité Ecologique).

Les partenaires du projet

Le groupe de travail, piloté par l’Onema, est composé de nombreux experts issus de :
- agences de l’eau,
- direction de l’eau et de la biodiversité,
- directions régionales de l’environnement (Diren),
- EDF,
- offices de l’eau,
- Onema,
- Voies navigables de France,
- Organismes de recherche (Cemagref, CNRS, Universités, INRA)

Pour en savoir plus : jean-marc.baudoin@onema.fr

 
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