10/07/2007 TROIS QUESTIONS À PATRICK LAVARDE, DIRECTEUR GÉNÉRAL DE L’ONEMA
10/07/2007
Ingénieur général du génie rural, des eaux et des forêts, vous avez été nommé Directeur général de l’Onema le 27 avril 2007.
En occupant pendant neuf ans la fonction de Directeur général du Cemagref, institut de recherche pour l’ingénierie de l’agriculture et de l’environnement, j’ai acquis l’expérience de la direction d’un établissement public et développé une bonne compréhension des enjeux du secteur de l’eau et de la logique partenariale. Les deux plans stratégiques que j’ai mis en œuvre au Cemagref, prolongés par des contrats quadriennaux avec l’Etat, ont permis de développer la production scientifique, de conclure de nombreux partenariats en France et en Europe, de renforcer les moyens humains et financiers de l’organisme et d’accroître l’activité consacrée à la recherche sur l’eau et les milieux aquatiques. Je connais donc déjà la plupart des acteurs avec lesquels l’Onema va coopérer.
Quel est le positionnement de l’Onema ?
La création de l’Onema correspond à la volonté de l’Etat de disposer au niveau national d’une capacité d’expertise technique et scientifique de haut niveau, afin d’appuyer la conception, la mise en oeuvre et l’évaluation des politiques publiques de l’eau. Il faut aussi assurer la mise en œuvre de la directive cadre sur l’eau, notamment satisfaire aux exigences de connaissance de l’état des masses d’eau. Il faut enfin contrôler les différents usages qui peuvent perturber les milieux.
Il s’agit aussi d’être en mesure de faire face aux enjeux actuels du secteur de l’eau et des milieux aquatiques : effets du changement climatique sur le cycle de l’eau et les écosystèmes, montée des tensions entre les différents usages de l’eau dans un contexte de déséquilibre entre l’offre et la demande, dégradation de la qualité des ressources et de renforcement des pressions en lien avec la concentration des populations et des activités, exigence de transparence et d’accessibilité des informations environnementales et relatives aux coûts et prix des services liés à l’eau, besoin de renforcer l’approche économique de la gestion de l’eau et l’évaluation économique de l’environnement.
Quelles sont vos priorités ?
D’ici la fin de l’année 2007, nous avons à finaliser le schéma d’organisation de l’établissement, à préparer le contrat d’objectifs et de moyens avec l’Etat, à recruter les premières compétences indispensables pour assurer nos missions. Il nous faut aussi être à l’écoute de tous ceux qui seront nos clients et nos partenaires pour bien identifier leurs besoins et nous efforcer de les prendre en compte au mieux dans nos orientations. J’attache aussi beaucoup d’importance à aller à la rencontre des personnels de l’Onema pour qu’ils s’approprient les évolutions en cours.