MUTUALISER LES DONNÉES SUR L'EAU




Des dizaines de millions de données sur l’eau et les milieux aquatiques existent en France, d’une grande diversité : quantitatives, chimiques, biologiques, morphologiques, économiques, réglementaires… Elles sont produites par près d’un millier d’opérateurs principaux sur l’ensemble du territoire, tels que les services de l’État, les agences et offices de l’eau, l’Onema, les organismes de recherche, les collectivités territoriales ou encore les associations et entreprises. Souvent produites à une échelle locale et au fur et à mesure des besoins, les données ont longtemps été dispersées, fragmentées.
Aujourd’hui, ces données indispensables ont vocation à être regroupées et organisées au sein du système d’information sur l’eau (SIE). Son existence a été introduite dans le code de l’environnement par la loi sur l’eau et les milieux aquatiques du 30 décembre 2006. Au service de l’action publique, il répond à une double obligation : diffuser l’information environnementale publique (convention d’Arhus) et permettre aux autorités nationales et à la Commission européenne d’évaluer les avancées de notre politique de l’eau. Le SIE est un dispositif partenarial complexe qui couvre la production, la collecte, le stockage, le traitement, la valorisation et la diffusion des données sur l’eau, les milieux aquatiques, leurs usages et les services publics d’eau et d’assainissement.
Chargé de la coordination technique du SIE, l’Onema a piloté en 2009 l’élaboration d’un schéma national des données sur l’eau afin d’optimiser, rationaliser et mutualiser la gestion de l’ensemble de ces données entre les partenaires.
Anne Morin, directrice du laboratoire national de référence Aquaref
Christian Lecussan, vice-président du Comité national de l’eau
François Bigorre \ Agence de l’eau Rhin-Meuse

